top of page

Résultats

Search this site

159 résultats trouvés avec une recherche vide

  • Medina Ktana (chanson)

    "Medina Ktana" signifie "Petit pays" en hébreu. Cette chanson a été interprétée par le groupe Kaveret dans leur troisième album, sorti en 1975, intitulé Tsafuf BaOzen . Vous pouvez regarder l'une de leurs performances ci-dessous et écouter les paroles de la chanson, rédigées dans un hébreu simple. Cette chanson raconte l’histoire d’un petit pays isolé dont l'histoire a commencé avec très peu : quelques amis, des larmes, deux maisons, deux chevaux et trois arbres. Pour se protéger des défis du monde (guerres, catapstrophes) et éviter les ennuis, il cache son adresse dans une boîte secrète. Bien que la chanson contienne de nombreuses allusions à Israël, elle ne nomme jamais explicitement le pays. Plusieurs éléments des paroles rendent cette chanson profondément israélienne, comme le sentiment de n’avoir nulle part ailleurs où aller (sentiment éclairé dans la dernière strophe), la douleur de construire un pays à partir de rien (illustrée par les larmes) et le ton léger et humoristique utilisé pour décrire la difficile construction d’un pays que « nous » n’abandonnerons jamais. Kaveret est connu pour créer des chansons joyeuses, festives et optimistes, bien qu’il y ait parfois des exceptions. Danny Sanderson et Yoni Rechter, les compositeurs de la chanson, comptent parmi les musiciens israéliens les plus influents, ayant écrit et composé certains des plus grands succès des dernières décennies. Dernière strophe : Un jour, si ça en vaut la peine, peut-être partirons-nous, Tant que nous tenons debout, Je n'en ressens pas le besoin, Nous vivrons, nous mourrons, et puis nous verrons... Lors des périodes de tension en Israël, comme les manifestations (réforme judiciaire israélienne de 2023), les guerres ou les conflits internes, cette chanson prend tout son sense auprès des Israéliens. Elle leur rappelle avec force qu’ils n’ont pas d’autre patrie vers laquelle se tourner, et souligne l’importance de protéger et de chérir Israël en tant que seul foyer. Voir aussi nos articles dédiés à Doda et Gidi Gov .

  • Les panneaux de rue, un reflet de la patrie

    « Une ville comme celle-ci, mes frères et amis, vous ne l’avez jamais vue, même en songe. En arpentant ses rues, vous ne savez plus où poser votre regard tant tout émerveille. » , écrivait l'auteur hébreu Shai Agnon, lauréat du prix Nobel, à propos de Tel-Aviv dans son roman Ore'aḥ Natah Lalun ( Un invité d'une nuit ), paru en 1938.   L'un des moyens uniques par lesquels une ville se connecte à son patrimoine, son histoire, sa langue, ses valeurs et sa culture réside dans le nom de ses rues. Ce lien se reflète également dans la typographie des panneaux de rue installés aux coins des rues. Shaul Tchernichovsky, grand poète hébreu, a écrit : « L'homme n'est que le reflet de sa patrie » , et il semble pertinent de dire que les panneaux de rue, en tant que r é flection des habitants de la ville, sont aussi un « reflet de la patrie ». Chaque ville dispose d'un comité qui détermine les noms des rues. Cependant, la conception des panneaux diffère souvent d'une ville à l'autre, même si, dans certains cas, ils semblent similaires, voire identiques. Cet article explore deux grandes villes : Jérusalem, la capitale historique, et Tel-Aviv, la première cité hébraïque. Il explore l'histoire de la signalisation du début du XXe siècle jusqu'à sa conclusion, en excluant spécifiquement les panneaux des années 2000. Les panneaux de signalisation au fil des ans Jusqu'à la période du mandat britannique, il n'existait aucune uniformité dans la langue utilisée sur les panneaux de signalisation. Certains étaient en hébreu et en anglais, d'autres en hébreu uniquement dans les quartiers juifs, ou en arabe uniquement dans les quartiers arabes de Jérusalem et de Jaffa . Durant la période du Mandat, les panneaux ont été standardisés et rédigés en trois langues (hébreu, arabe et anglais), conçus de manière similaire aux panneaux des pays européens. Jérusalem En termes de typographie, à Jérusalem, la police hébraïque était conçue dans un style traditionnel, similaire à l'écriture de la Bible et des livres saints. L'hébreu était écrit en grandes lettres en haut du panneau, tandis que l'anglais et l'arabe étaient écrits en lettres légèrement plus petites en dessous. Le texte était noir sur fond crème. Comme on peut le voir dans ces exemples, les panneaux de couleur claire — Jabotinsky et 29 novembre (כ"ט בנובמבר) — sont des panneaux de l'époque du Mandat (jusqu'au début des années 1950), avec un cadre rappelant les panneaux de style européen. Les panneaux bleus ci-dessous, nommés d'après un père et son fils - Eliezer Ben-Yehuda et son fils Itamar Ben-Avi - sont des panneaux des années 1960. Ils ont conservé la même structure, avec un cadre blanc et minimaliste, quelque peu difficile à remarquer en raison de l'usure du temps. Tel-Aviv À Tel-Aviv, il y eut également une période précoce où les panneaux n'étaient écrits qu'en deux langues, l'hébreu étant écrit dans une police calligraphique biblique. Sous le mandat britannique, les panneaux étaient rédigés en trois langues, avec une police plus carrée, minimaliste et moins décorative. Chaque langue était inscrite sur une ligne distincte, de même taille, en bleu sur fond blanc . On trouvait également à Tel-Aviv quelques panneaux dont la structure était similaire à celle de Jérusalem, comme le montrent les exemples ci-dessous. Dans la Cité hébraïque, on peut observer une variété de panneaux de différentes époques et de différents styles. Un panneau en tôle peint du quartier HaTikva avant que les rues ne soient officiellement nommées, simplement étiqueté י״ט (19ème rue). Un panneau de style calligraphique biblique pour la rue Sokolov. Panneaux de l'époque du Mandata Britannique pour les rues Ibn Gvirol et Dizengoff. Un panneau de la rue La Guardia ressemblant au style de Jérusalem. Un panneau en une seule langue pour le boulevard Haim Nachman Bialik (ח״ן), probablement datant des premières années de Tel Aviv. Plus tard, dans les années 1960, les panneaux ont été remplacés et écrits en blanc sur fond bleu dans les deux villes, comme on peut le voir dans l'exemple suivant, un panneau bleu des années 1960 pour Kikar HaMedina (Place du Pays). À Tel-Aviv, les panneaux étaient rédigés uniquement en hébreu et en anglais, certains comportant une brève explication du nom de la rue. Par exemple, le panneau de la rue King George comporte une explication sous le nom. Évolution des matériaux Jusqu'aux années 1990, les plaques de rue étaient en émail et posées sur des plaques de fer estampées (comme le montre le panneau en tôle peinte du boulevard Nordau datant des années 1990). L'émail, composé essentiellement de poudre de verre fusionnée sur du métal, était très résistant aux conditions extérieures et conservait sa qualité pendant des décennies. De nombreuses villes à travers le monde conservent encore de telles plaques, mais malheureusement, en Israël, elles ont été remplacées par des technologies plus récentes. Dans les années 2000, des panneaux métalliques aux couleurs imprimées ont été introduits, suivis de panneaux en aluminium avec autocollants, similaires aux panneaux de signalisation. Ces nouveaux panneaux sont de qualité nettement inférieure et ne durent généralement que quelques années au maximum. En conclusion, les panneaux de signalisation sont plus que de simples repères pratiques : ce sont des artefacts culturels qui préservent le passé d'une ville tout en façonnant son avenir. En parcourant les rues de Jérusalem et de Tel-Aviv, ces panneaux nous rappellent que chaque coin de rue est chargé d'histoire, que chaque nom est porteur de sens et que chaque ville reflète son âme à travers sa typographie et son design. Cet article a été écrit par Yedidya Ish-Shalom Peintre, artiste, architecte d'intérieur et collectionneur, né à Jérusalem vivant et créant actuellement dans le quartier de Neve Tzedek à Tel Aviv. Pages Instagram: @yedidya.ishalom & @israeli_street_signs Site web: ishalom.co.il PS : Les panneaux de rue présentés dans cet article proviennent de la collection Ish-Shalom, organisée par Yedidya Ish-Shalom. Cette collection a déjà été exposée au théâtre Tmuna de Tel-Aviv.

  • À la découverte du petit-déjeuner israélien

    Israël est un véritable melting-pot culinaire, où des dizaines de cultures coexistent. Bien que nous aimons dire que nous avons notre propre cuisine, la réalité est que nous en sommes encore aux premières étapes de la définition de ce qui constitue véritablement la cuisine israélienne. Pourtant, nous avons tant de sources d’inspiration : des cultures variées, des ingrédients locaux exceptionnels et une évolution constante des saveurs. Chaque visite au marché révèle quelque chose de nouveau et d’excitant, contribuant ainsi à cette histoire culinaire vibrante. Le moteur de cette évolution se trouve autour des tables israéliennes, où nous partageons nos héritages culinaires. Cet échange favorise l’innovation et la fusion des cultures, donnant naissance à quelque chose d’unique. Cela ne signifie pas pour autant que nous ne possédons pas des éléments culinaires propres à Israël. L’un de mes préférés est un incontournable de la journée : le petit-déjeuner israélien. Contrairement aux petits-déjeuners traditionnels à travers le monde, ce repas est une expérience collective, savoureuse et nourrissante, offrant un véritable aperçu de l’âme culinaire du pays. Qu’est-ce qui fait un petit-déjeuner israélien ? Bien que de nombreuses variantes existent, certains éléments essentiels en font un repas emblématique. Petit-déjeuner Israélien. Photo: Joseph Korson. Œufs : Fraicheur et polyvalence Le choix le plus courant est l'œuf « ein » (signifiant «œil» en hébreu), connu en tant qu'oeuf au plat en Occident. Un autre favori est l’omelette verte, moelleuse et parfumée au persil frais et aux oignons verts, reflétant l’amour du pays pour les herbes aromatiques. Salat Katsutz : La « salade coupée » Un incontournable du petit-déjeuner. Cette salade finement hachée mélange concombres, tomates, oignons rouges et herbes fraîches, assaisonnée d’huile d’olive, de jus de citron et d’une pincée de sel et de poivre. Rafraîchissante et saine, elle est un indispensable de la table du petit déjeuner. Fromages : le choix de la diversité Un autre pilier de la cuisine israélienne réside dans la variété de fromages frais et affinés, grâce à une industrie laitière locale exceptionnelle. Le fromage cottage israélien est d’une onctuosité incomparable, et il faut absolument goûter le fromage en saumure « Tzfatit », où encore la « Bulgarit », proche de la feta. Le lait de chèvre est aussi très utilisé et offre des variétés remarquables. Autre incontournable, le Labaneh, un fromage de yaourt filtré au goût acidulé, parfait avec un filet d’huile d’olive et une pincée de zaatar. Pains, sauces à tartiner et féculents Impossible de parler de ce festin matinal sans évoquer la variété de tartinades et de dips. Entre le tahini, le pesto, les sauces piquantes, la pâte de dattes ou encore la pâte à tartiner au chocolat, chaque petit-déjeuner est une nouvelle découverte. Bien sûr, tout cela est accompagné d’une sélection de pains et de pitas à tremper et à tartiner. Personnellement, j’adore les mini hallot, moelleuses et légèrement sucrées. Boissons : Jus frais et café Hafuch Un élément essentiel de cette expérience est la boisson qui accompagne le repas. Le café israélien typique, le « hafuch » (ou « café renversé »), est en réalité un cappuccino. Grâce à l’incroyable variété de fruits en Israël, les jus sont tout aussi diversifiés. Le jus d’orange pressé est un classique, mais il ne faut pas manquer un verre bien frais de jus de grenade. Au-delà des fruits, le jus de carotte est extrêmement populaire et, mélangé au jus de pomme, il devient un excellent remontant naturel. Le petit-déjeuner israélien trouve ses origines dans les premiers jours des kibbutz , où il servait à nourrir les travailleurs avant une longue journée dans les champs. Avec le temps, il est devenu un élément central de la culture et de la gastronomie israéliennes. Aujourd’hui, les hôtels et cafés d’Israël l’ont porté à un niveau supérieur, proposant des versions créatives tout en préservant son essence. À mesure que la cuisine israélienne continue d’évoluer, une chose est certaine : la table du petit-déjeuner est un lieu de rencontre où saveurs, traditions et identités se mêlent pour offrir un repas qui nourrit autant le corps que l’âme. Déguster un petit-déjeuner israélien, ce n’est pas seulement savourer un festin délicieux, c’est aussi plonger dans une histoire culinaire riche et en perpétuelle évolution. Article écrit par Joseph Korson Expert culinaire avec plus de 25 ans d’expérience, ayant travaillé aux côtés de chefs étoilés Michelin, officié en tant que chef du Premier ministre israélien et fondé SafeFoodIL ainsi que le Culinary Heritage Project.

Vous souhaitez discuter ?
Contactez-nous : nous sommes toujours ravis de créer de nouveaux partenariats !

  • LinkedIn
  • Facebook
  • Instagram

Contactez-nous

Conditions d'utilisation

My Old New Land ©​® 

2026

bottom of page