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  • Nahum Sokolov

    Jeunesse et Carrière dans le Journalisme Nahum Sokolov. Source : https://loc.gov/pictures/resource/ggbain.33385/ Nahum Sokolov (1859 - 1936) était un écrivain, journaliste et leader sioniste. Né en Pologne, il reçut une éducation juive traditionnelle durant son enfance. Il acquit ensuite une vaste culture générale et maîtrisa plusieurs langues, dont le polonais, le yiddish, l’hébreu, l’anglais et le français. À 17 ans, il commença à écrire pour le journal Hatzfira, le premier journal hébraïque publié en Pologne, à Varsovie. Au début des années 1880, il en devint le rédacteur en chef et le transforma en quotidien. À 23 ans, il publia son premier ouvrage : La haine éternelle pour le peuple éternel (Si’nat Olam leam Olam). Virage vers le sionisme et réalisations diplomatiques Nahum Sokolov participa au premier Congrès sioniste en 1897, où il rencontra Theodor Herzl et soutint le sionisme politique. Dès lors, il s’engagea activement dans le mouvement sioniste. En 1906, il fut nommé secrétaire général du Congrès sioniste mondial. Il fut également le premier à traduire de l'allemand vers l'hébreu le livre d'Herzl, Altneuland. En cherchant une traduction fidèle du titre (qui signifie "terre ancienne-nouvelle"), il proposa le nom de Tel Aviv, signifiant « colline du printemps ». En 1910, le nom Tel Aviv fut attribué à la première ville hébraïque, anciennement appelée Ahuzat Bait, sur proposition de Menahem Sheinkin. De 1931 à 1935, il remplaça le Dr Chaim Weizmann à la présidence de l’Organisation sioniste et continua à exercer en tant que président d’honneur aux côtés de ce dernier. Aux côtés de Weizmann, Sokolov joua un rôle clé dans l’obtention de la Déclaration Balfour: Weizmann œuvrait au Royaume-Uni, tandis que Sokolov menait des démarches diplomatiques en France. Il rencontra plusieurs membres du gouvernement français et reçut une lettre de soutien favorable du diplomate Jules Cambon. Bien que non publiée, cette lettre exprimait un appui clair au projet sioniste en Terre d’Israël. Héritage et influence contemporaine Nahum Sokolov mourut à Londres en 1936. Son corps fut rapatrié et enterré à Jérusalem, sur le mont Herzl. Le kibboutz Sde Nahum, le Beit Sokolov (la Maison des journalistes à Tel Aviv, rue Kaplan), ainsi que de nombreuses rues à travers le pays, portent son nom. Le prix Sokolov, également connu sous le nom de Prix du journalisme Sokolov, est une distinction israélienne décernée par la municipalité de Tel Aviv en sa mémoire. Sources : https://archive.jewishagency.org/he/leaders/content/22270/ https://tarbutil.cet.ac.il/lexicon/%D7%A0%D7%97%D7%95%D7%9D-%D7%A1%D7%95%D7%A7%D7%95%D7%9C%D7%95%D7%91/

  • David-Zvi Pinkas

    Jeunesse et éducation Source : National Photo Collection of Israel. David Zvi Pinkas (1895-1952) fut l'un des (37) signataires de la Déclaration d'Indépendance et le troisième ministre des Transports de l'État d'Israël. Né en Hongrie, il grandit à Vienne, où il reçut une éducation juive traditionnelle. Il étudia d'abord à la Yeshiva, puis le Droit à l'Université de Vienne. Dans sa jeunesse, il s'engagea dans des activités sionistes au sein du mouvement de jeunesse Mizrahi* en Autriche. Par la suite, il fut délégué Mizrahi lors du 13e Congrès sioniste et présida l'Association des étudiants juifs de Vienne. Lorsque la Première Guerre mondiale éclata, il interrompit ses études pour travailler avec son père dans une banque qu'il avait acquise. Contributions au Yishuv et à Tel Aviv En 1925, il fit son Aliyah avec sa famille et fut nommé directeur de la Mizrahi Bank à Tel Aviv, qu'il dirigea jusqu'à son élection, en 1949, à la présidence du conseil d'administration de la banque, fonction qu'il occupa jusqu'à sa mort. La même année, il fut élu président du conseil de la Grande Synagogue de Tel Aviv et servit comme premier président du conseil religieux de la ville. En 1932, il fut élu au Conseil municipal de Tel Aviv au nom de l'Organisation Mizrahi et dirigea le département de l'éducation de la ville pendant 18 ans. De 1950 à 1951, il fut adjoint au maire, puis, de 1951 à 1952, ministre des Transports. Carrière politique À cette époque, en raison de contraintes budgétaires, il fut convenu que chaque véhicule ne serait utilisé que pendant cinq jours par semaine. En tant que ministre des Transports, David-Zvi obtint une majorité au sein du gouvernement pour que le premier jour de fermeture des transports soit le Shabbat, en plus d'un autre jour de fermeture que les propriétaires de véhicules pouvaient choisir. Cette mesure suscita des accusations de coercition religieuse à l'encontre de Pinkas (la coercition religieuse désignant l'imposition d'une obligation religieuse à un individu ou à un groupe - en hébreu, "Kfia Datit"). En juin 1952, il survécut à une tentative d'assassinat, considérée comme la première tentative d'assassinat politique en Israël. Ben Gourion refusa de discuter de cet incident à la Knesset et préféra ne pas aborder le sujet. Deux mois plus tard, en août 1952, David-Zvi Pinkas mourut d'une crise cardiaque. *Le Mouvement Mizrahi est une organisation sioniste religieuse fondée en 1902 à Vilnius. Elle eut une grande influence sur le jeune État hébreu au XXe siècle, notamment en créant le ministère des Affaires religieuses et en poussant à l'adoption de lois imposant la cacherout et l'observation du Shabbat sur le lieu de travail. Avant la création de l'État d'Israël, l'organisation avait développé un réseau d'écoles religieuses qui existent encore aujourd'hui. Mizrahi est l'acronyme de "Merkaz Ruhani" (Centre spirituel). Source : https://en.wikipedia.org/wiki/David-Zvi_Pinkas

  • Girafot

    Girafot (en hébreu : ג'ירפות, qui signifie « Girafes ») est l'un des groupes de rock alternatif israéliens les plus originaux, les plus durables et les plus influents. Formé en 1992 par Gilad Kahana (chant, leader) et Yair Kass (basse) alors qu'ils effectuaient leur service militaire dans l'armée israélienne, le groupe est reconnu pour son mélange éclectique de rythmes entraînants, de textes surréalistes et de performances scéniques d'une théâtralité débridée. Ils ont sorti 5 albums et de nombreux singles, et ont reçu plusieurs prix musicaux. En 2021, ils ont sorti un single intitulé Hagal Ole (La vague monte)- lien Youtube. Vous pouvez regarder, via ce lien Youtube, le clip vidéo de leur chanson célèbre Mi Shelo Holem, Koess (celui qui ne rêve pas est en colère). Sur ce lien YouTube se trouve une autre chanson intitulée Ein Knissah Lepilim (Pas d'entrée pour les éléphants). Certaines de leurs chansons sont disponibles sur notre playlist Spotify.

  • Arik Einstein (chanteur)

    Évolution Musicale et Impact Culturel Arik Einstein (1939-2013) était un chanteur israélien emblématique, né et élevé à Tel Aviv. Il a commencé sa carrière musicale dans la troupe militaire de la Brigade Nahal, un point de départ fréquent pour de nombreux chanteurs israéliens célèbres. Source: Wikipedia, fair use. Au fil des années, il a sorti près de 50 albums et a profondément influencé la scène rock israélienne ainsi que la culture musicale du pays. Einstein était également connu pour ses apparitions dans des films et des sketches comiques, renforçant ainsi sa popularité à travers différents médias. Il a notamment participé à "Lool" (extrait), une émission télévisée culte diffusée en quatre parties entre 1969 et 1973, mêlant musique et humour absurde.En 1972, il a tenu un rôle principal dans "Mezizim", l’un des films les plus emblématiques du cinéma israélien (extrait). Tout au long de sa carrière, Arik Einstein a collaboré avec des figures majeures de la musique et du divertissement israéliens, comme Shalom Hanoch, Yoni Rechter, Miki Gavrielov et Uri Zohar. Dans cet extrait célèbre, on le voit imiter des Olims de différents pays en se moquant des nouveaux arrivants. Héritage et Influence Durable Il est aujourd’hui considéré comme l’un des plus grands chanteurs et auteurs-compositeurs d’Israël, une véritable légende dont la voix continue de résonner à travers les générations. Cette vidéo réalisée par Kan11 met en lumière l’impact qu’il a eu sur la société israélienne. Pour beaucoup, Arik Einstein est la voix d’Israël. Vous pouvez écouter certaines de ses chansons dans notre playlist Spotify, notamment "Ani VeAta" et "Yoshev Al Hagader".

  • Ba'alei Melakha (quartier)

    L’histoire du quartier Ba'alei Melakha à Tel Aviv Ba'alei Melakha signifie « artisans » en hébreu. Après son aliyah en 1906, Menahem Sheinkin rejoignit l’Organisation des artisans de Jaffa. Cette organisation avait été créée afin de rassembler les artisans juifs de la ville. Suite à la fondation de Tel Aviv en 1909, il décida, entre 1912 et 1913, de fonder l’Organisation indépendante des artisans dans un quartier spécifique. Cette initiative visait à unir les artisans indépendants de Tel Aviv. La rue principale du quartier fut nommée en l’honneur de Menahem Sheinkin. L’association des artisans qui a accompagné la croissance de la ville D’autres rues reçurent des noms de métiers, tels que Ba'alei Melakha, Havoda (« travail »), ou Yohanan HaSandlar (« Rabbi Yohanan le cordonnier », qui vécut au IIe siècle). Ce sont des propriétaires de petits commerces et d’ateliers familiaux qui furent à l’origine de l’établissement du quartier, lequel fut annexé à Tel Aviv en 1923. L’objectif de l’organisation était de fédérer les immigrants modestes - commerçants, cordonniers, tailleurs, etc. - ainsi que les petites entreprises familiales, au sein d’une association professionnelle. L’organisation survécut difficilement à la Première Guerre mondiale, mais se redressa après l’occupation britannique, qui apporta des fonds au développement de la ville. Elle connut un nouvel essor durant la quatrième aliyah (1924-1929), qui doubla le nombre d’artisans à Tel Aviv. Source : https://he.wikipedia.org/wiki/מרכז_בעלי_מלאכה_(שכונה)

  • Moshe Sharett

    Moshe Sharett. Source: Source : gov.il/en Moshe Sharett (1894-1955) fut un dirigeant sioniste, le premier ministre des Affaires étrangères d’Israël, ainsi que son deuxième Premier ministre. Il joua un rôle central aux côtés de David Ben-Gourion dans les débuts de l’État d’Israël, et facilita l’immigration juive en provenance des pays arabes après la guerre des Six Jours. Premiers pas et engagement politique Né en Ukraine, il arriva en Terre d’Israël en 1906 (alors sous domination ottomane) à l’âge de 12 ans avec sa famille. Sharett fit partie de la première promotion du tout premier lycée hébraïque du pays, le Gymnasia Herzliya (fondé par Haim Bograshov, Sheinkin et d’autres). Il poursuivit ensuite ses études à Istanbul puis à Londres. Il parlait couramment l’arabe et le turc. En 1931, il fut nommé secrétaire de l’Agence juive et prit la tête de sa section politique. À ce poste, il fut chargé de négocier avec les autorités britanniques du mandat en vue de créer un foyer national juif en Palestine (1933-1948). En 1947, il fut envoyé aux Nations Unies pour défendre le projet sioniste. En 1948, il signa la Déclaration d’indépendance de l’État d’Israël. Artisan de la politique étrangère du jeune pays En tant que tout premier ministre des Affaires étrangères du jeune État, il fut chargé de négocier les accords de cessez-le-feu israélo-arabes à l’issue de la guerre d’indépendance. À cette occasion, il modifia son nom de famille, passant de Shertok à Sharett. Il consacra également une grande partie de son mandat à la question des réparations avec l’Allemagne. En 1952, il signa un accord de réparations avec la République fédérale d’Allemagne. En 1953, lorsque Ben-Gourion se retira au kibboutz de Sde Boker, Moshe Sharett fut désigné comme son successeur par le parti Mapai. Il assura la transition politique après le retrait de Ben-Gourion et devint le deuxième Premier ministre d’Israël, jusqu’à la fin de l’année 1955 (soit une période totale de 21 mois). Lorsque Ben-Gourion revint sur la scène politique en novembre 1955, Sharett lui céda la fonction de Premier ministre, mais resta ministre des Affaires étrangères jusqu’en juin 1956. Il démissionna cette année-là, en raison de profonds désaccords avec Ben-Gourion. Ces tensions furent aggravées par une relation déséquilibrée, dans laquelle l’autorité de Ben-Gourion éclipsa l’ensemble du mandat de Sharett à la tête du gouvernement. En 1960, il fut élu président de l’Organisation sioniste mondiale et de l’Agence juive par le Congrès sioniste mondial. Overall, his leadership as the second Prime Minister is often forgotten. Moshe Sharett is mainly remembered as the first Foreign Minister, who shaped Israel's Foreign Ministry policy. Son passage à la tête du gouvernement est aujourd’hui souvent relégué au second plan. Moshe Sharett est principalement retenu comme le premier ministre des Affaires étrangères, qui posa les bases de la diplomatie israélienne. Dans cette vidéo YouTube (00:14), on aperçoit Moshe Sharett à l’Assemblée générale des Nations Unies en 1949, saluant l’admission d’Israël comme membre. Dans cette autre vidéo, vous découvrirez un court documentaire retraçant sa vie. Sources : https://www.gov.il/en/departments/people/moshe_sharet https://www.jewishvirtuallibrary.org/moshe-sharett https://www.jpost.com/opinion/article-719646

  • Amants de Sion (Hovevei Tsion)

    Émergence des Amants de Sion Les Amants de Sion (ou Hovevei Tsion en hébreu) est un terme collectif désignant les associations sionistes fondées en Europe de l'Est à la fin du XIXe siècle. Ces associations prônaient le sionisme pratique, c'est-à-dire l'immigration juive et l'établissement en Terre d’Israël. "Le mouvement, également connu sous le nom de Hibbat Zion, était en réalité un regroupement hétérogène de communautés dispersées : intellectuels juifs, travailleurs, rabbins et Juifs de tous horizons, conscients que l'antisémitisme auquel ils étaient confrontés en Europe était devenu insupportable", notamment après les vagues de pogroms de 1881-1884 dans l'Empire russe. Fondées au début des années 1880, les entités sionistes qui composaient le mouvement Hovevei Zion se sont officiellement constituées en organisation lors d’une conférence dirigée par Leon Pinsker en 1884 à Katowice (alors en Allemagne). Cette conférence rassembla 32 participants, dont 22 venus de Russie. Il s’agissait de la première réunion publique de sionistes, qui précéda de 13 ans le Premier Congrès sioniste. Kattowitz Conference, 1884. Image from the National Library of Israel, public domain. L'héritage des Amants de Sion et impact Le mouvement des Amants de Sion s’est ensuite propagé dans tous les centres juifs du monde. En Europe occidentale, la lutte contre l’assimilation, perçue comme la principale menace pour le peuple juif, constituait la priorité du mouvement. C’est dans ce contexte que, des années plus tard, la vision du sionisme pratique de Theodor Herzl allait émerger et prendre le pas sur les autres courants sionistes. "À la suite de la publication du Der Judenstaat de Herzl en 1896 et de la création de l’Organisation sioniste mondiale, la plupart des branches de Hovevei Zion s’alignèrent sur ce nouveau mouvement."* Ces associations sont aujourd’hui considérées comme les fondations du sionisme moderne. Figures marquantes du mouvement : Leon Pinsker, leader et fondateur du mouvement. Moshe Lev Lilienblum, écrivain et journaliste, qui occupa le poste de secrétaire du mouvement jusqu’en 1910. Isaac Leib Goldberg, philanthrope, acquéreur de terres en Israël et fondateur du plus ancien journal israélien encore en activité, Haaretz. Ahad Ha'am, fondateur du sionisme culturel. Chaim Weizmann, premier président de l’État d’Israël. Sources : *https://www.jpost.com/blogs/opinionated/hovevei-zion-the-roots-of-the-type-of-thought-that-saved-a-people-402203 **https://www.jewishvirtuallibrary.org/hovevei-zion https://en.wikipedia.org/wiki/Katowice_Conference

  • Moshe Leib Lilienblum

    Jeunesse et développement intellectuel Source : Wikipedia, from the national Library of Israel. Moshe Leib Lilienblum (1843–1910) était un écrivain, critique et journaliste politique juif qui écrivait en hébreu, en russe et en yiddish. Jeune homme, il fonda et enseigna dans une yeshiva à Vilna. Dans les années 1870, alors qu’il vivait à Odessa, il devint de plus en plus critique à l’égard de la vie religieuse traditionnelle et s’orienta ensuite vers une réforme sociale et nationale. Il critiquait aussi la superstition et le dogmatisme religieux, et ses premiers écrits reflétaient son insatisfaction croissante face à la condition spirituelle et sociale de la vie juive. Nationalisme économique et sionisme Pendant cette période, Lilienblum conclut que la religion ou le Talmud seuls ne pouvaient pas résoudre les problèmes auxquels le peuple juif était confronté. Il commença alors à défendre des réformes économiques et sociales, y compris l’idée de colonies agricoles juives dans l’Empire russe. Après les pogroms de 1881–1882, il devint convaincu que l’avenir du peuple juif se trouvait en Terre d’Israël. Il rejoignit le mouvement Hovevei Zion, qui promouvait l’immigration et l’implantation juives en Terre d’Israël. Lilienblum fut secrétaire du mouvement jusqu’à sa mort en 1910. Après le premier Congrès sioniste à Bâle en 1897, il se rallia au sionisme pratique dans l’esprit de Herzl et s’opposa à l’approche du sionisme culturel d’Ahad Ha’am. Héritage Kfar Malal, dans la région de Sharon en Israël, lui rend hommage par son nom, qui reprend les initiales de Moses Leib Lilienblum. De nombreuses rues en Israël portent également son nom (voir notre carte de Tel-Aviv). Sources: https://he.wikipedia.org/wiki/משה_לייב_ליליינבלום https://en.vilna.co.il/history/leading-figures/public-figures/moshe-leib-linienblum/ https://web.nli.org.il/

  • Kazablan (Film)

    Une référence culturelle Kazablan est un film israélien (inspiré d'une pièce de théâtre) sorti en 1974. Source: Wikipedia. Il raconte l'histoire de Kazablan, un homme ayant fait son aliyah depuis le Maroc, qui tombe amoureux de Rachel, une femme d'origine polonaise. L'intrigue se déroule à Jaffa. Ce film met en lumière des thèmes tels que les relations entre Ashkénazes et Séfarades aux débuts de l'État d'Israël, ainsi que le mariage interculturel. Yoram Gaon, l'un des acteurs et chanteurs les plus célèbres d'Israël, incarne Kazablan, tandis qu'Efrat Lavie joue le rôle de Rachel. Ce film musical est rythmé par de nombreuses chansons (certaines sont disponibles sur notre playlist Spotify The Classics), des danses et des chorégraphies, le tout avec une touche d'humour. Influence musicale et héritage de Kazablan Kazablan appartient à la catégorie des films Bourekas (article dédié) et figure parmi les films les plus populaires de l'histoire du cinéma israélien. En 2004, Yehoram Gaon a reçu le Prix d’Israël, la plus haute distinction culturelle du pays. La vidéo suivante présente la chanson Kol Hakavod, et permet de découvrir à quoi ressemblaient Tel Aviv et Jaffa il y a plusieurs décennies. La suivante s'appelle "Roza" et est très connue dans tout le pays, sa réputation dépassant largement le cadre du film. Ce dernier extrait - touchant et inspirant - est celui d'une Brit Milah (signifiant circoncision en hébreu).

  • Rachel Cohen-Kagan

    Jeunesse et immigration en Israël 1888- 1982. Née à Odessa (Ukraine), Rachel Cohen-Kagan était une militante sioniste et une femme politique israélienne. Élevée dans une famille juive traditionnelle, elle étudia les mathématiques à l’Université d’Odessa et épousa Noah Cohen en 1913. En 1919, après la Première Guerre mondiale, elle fit son aliyah et rejoignit son mari, déjà installé en Palestine mandataire. Elle adhéra à l’Association des Femmes Hébraïques, qui devint partie intégrante de la WIZO (Organisation Sioniste Internationale des Femmes) en 1933. Dans le cadre de ce mouvement, Rachel Cohen-Kagan fut nommée responsable des affaires sociales juives au sein de la municipalité de Haïfa et élue au comité communautaire local. Carrière politique et défense des droits des femmes En 1946, elle rejoignit le Conseil National Juif. En 1948, en tant que membre de ce Conseil*, Rachel Cohen-Kagan signa la Déclaration d'Indépendance de l'État d'Israël, aux côtés de 36 autres signataires. Peu après, elle devint membre du gouvernement provisoire d'Israël**. Golda Meir et Rachel Cohen-Kagan furent les seules femmes à signer la Déclaration d'Indépendance. Cohen-Kagan signs the Israeli Declaration of Independence (Source : archives.gov.il/) Elle représenta activement les droits des femmes à la première Knesset, dont elle démissionna en 1951. Elle fut ensuite présidente de la WIZO jusqu’en 1961. De 1961 à 1965, elle fut élue à la Cinquième Knesset, au sein du Parti libéral. Jusqu’à son décès en 1982, Rachel resta activement impliquée dans la WIZO. Des rues à Ra’anana, Rishon Lezion et Haïfa portent son nom. *Le Conseil national juif faisait partie de l'Assemblée des représentants du Yishouv en Palestine mandataire. **Le gouvernement provisoire d'Israël était la législature temporaire d'Israël, depuis peu avant l'indépendance jusqu'à l'élection de la première Knesset en janvier 1949.

  • Haim (Boger) Bograshov

    Rôle de Bograshov dans le mouvement sioniste Source : Israel National Photo Collection, 1951. Né dans l'Empire russe, Haim Bograshov (1876-1963) fut un homme politique israélien et un leader sioniste. Il reçut une éducation traditionnelle dans une yeshiva et enseigna l’hébreu aux enfants. Lors du 6ᵉ Congrès sioniste en 1903, il protesta activement contre le plan Ouganda, visant à établir un État juif en Afrique. Il fit son aliyah en 1906. Héritage et contributions à Tel Aviv Avec Menahem Sheinkin, il participa à la fondation du La Gymnasia Herzliya (HaGymnasia Haivrit), le premier lycée hébraïque d'Israël, situé à Tel-Aviv (alors appelé Ahuzat Bait). Il forma ainsi plusieurs générations d'élèves. Il prit part à de nombreux Congrès sionistes, du 6ᵉ au 20ᵉ, et joua un rôle important dans la vie de Tel-Aviv dans les années 1920. Il contribua également à la création du Yishouv Even Yehuda. Élu député lors de la 2ᵉ Knesset en 1951, il siégea à la Commission de l’Éducation et de la Culture. Un de ses anciens élèves, Moshe Sharett, devint Premier ministre d’Israël en 1954 alors qu’il était encore membre du Parlement. De son vivant, une rue de Tel-Aviv fut nommée en son honneur (voir notre carte digitale de Tel Aviv). Source: https://en.wikipedia.org/wiki/Haim_Boger

  • "Masaʻ le-erets Yisraʼel bi-shenat Tat"

    Publié en 1892, ce livre d’Elhanan Leib Lewinsky raconte un récit visionnaire se déroulant en 2040 et imaginant un voyage en Terre d’Israël. Dans cette histoire, le mouvement Hovevei Zion fonde une société utopique fondée sur la technologie. Un voyage utopique à travers le futur d'Israël La société israélienne du futur, telle qu’elle est décrite dans le livre, repose sur des valeurs socialistes, des principes moraux et un engagement en faveur de la paix. Fait notable, sa capitale est Jérusalem, et non Jaffa (Tel-Aviv n’existait pas encore lorsque Lewinsky a écrit son ouvrage). L’intrigue suit le voyage de noces d’un jeune couple hébréophone, Yehudit et Elhanan, qui découvrent cette société utopique lors de leur séjour. Malgré cette expérience transformatrice, le couple choisit, à la fin de son voyage, de ne pas faire son aliyah. Publié une décennie avant l’ouvrage utopique Altneuland de Herzl, le livre de Lewinsky a reçu relativement peu d’attention, en partie en raison du faible nombre de lecteurs hébréophones, entre autres facteurs. Source: https://en.wikipedia.org/wiki/Elhanan_Leib_Lewinsky#References

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