top of page

Résultats

Search this site

159 résultats trouvés avec une recherche vide

  • L'origine du nom Jaffa et son importance dans l'histoire israélienne

    Introduction Nichée sur la côte méditerranéenne scintillante, Jaffa est une ville imprégnée de récits antiques, de métissages culturels et d’une beauté intemporelle. Connue en hébreu sous le nom de Yafo (יפו) et en anglais comme Japho ou Joppa, Jaffa possède une histoire fascinante mêlant mythes anciens, récits bibliques et événements historiques majeurs. Cet article explore l’origine de son nom, son riche passé juif et son importance actuelle, offrant un portrait complet de l’une des plus anciennes et envoûtantes cités du monde. Origine du nom "Jaffa" Le nom "Jaffa" (יָפוֹ, Yaffo) proviendrait du mot hébreu yafeh , signifiant "beau". Une étymologie en parfaite adéquation avec le cadre pittoresque de la ville surplombant la Méditerranée. Le nom apparaît dans de nombreux textes anciens, notamment dans la Bible, sous les appellations Japho ou Joppa. Selon la tradition biblique, Jaffa aurait été fondée par Japhet, l’un des fils de Noé, après le Déluge. Le nom arabe de la ville, "Yafa", partage cette même racine linguistique, témoignant du patrimoine multiculturel de Jaffa et de son lien historique avec les communautés juives et arabes. Il existe également une possible connexion grecque. Dans la mythologie, Cassiopée, mère d’Andromède, aurait vanté la beauté de sa fille à Jaffa. Ce lien légendaire pourrait faire écho entre le mot grec désignant la beauté et le terme hébreu yafeh . Importance bibilique et historique juive Jaffa occupe une place centrale dans l’histoire juive et les Écritures. Elle est mentionnée à plusieurs reprises dans la Bible, notamment comme un port maritime essentiel. Sous le règne du roi Salomon, elle servait de point d’arrivée pour les célèbres cèdres du Liban, utilisés pour la construction du Premier Temple, comme indiqué dans Chroniques 2:16. C’est également du port de Jaffa que le prophète Jonas embarqua avant d’être avalé par un grand poisson (Jonas 1:3). Ces deux récits illustrent le rôle central de Jaffa en tant que plaque tournante maritime dans l’Antiquité, expliquant pourquoi la ville a, au fil des siècles, attiré de nombreuses civilisations. Ils mettent également en lumière son importance dans le développement religieux et culturel de la région. Grâce à sa position stratégique, Jaffa a toujours représenté un enjeu majeur, ce qui a conduit à sa conquête et reconquête successives par divers empires. Sous l’Empire romain, Jaffa conserve son importance, comme en témoigne sa mention dans les Actes des Apôtres, indiquant la présence d’une communauté juive dès le Ier siècle de notre ère. Les fouilles archéologiques et les sources historiques attestent également de la continuité de la vie juive à Jaffa durant les époques romaine et byzantine. Après la chute de Rome, la ville poursuit son essor sous la domination byzantine, demeurant un port stratégique de premier plan. La conquête arabe au VIIe siècle introduit de nouvelles dynamiques, mais Jaffa reste un pôle commercial et culturel vibrant. La vie juive a persisté malgré ces transitions, s'adaptant aux changements politiques et culturels. Avec l'arrivée de la domination ottomane, Jaffa a connu une croissance et un développement considérables. Au XIXe siècle, elle était réputée pour ses vastes vergers et sa production d'agrumes, notamment les célèbres oranges de Jaffa. Avec l’essor de l’immigration juive, Jaffa devient un point d’entrée central pour les nouveaux arrivants en Terre d’Israël. Des institutions juives s’y établissent, comme l’école Talmud Torah sépharade, fondée en 1838, l’un des premiers établissements d’enseignement juif de la ville. Des synagogues et des organisations communautaires voient également le jour pour répondre aux besoins religieux et sociaux. Des figures majeures du judaïsme préétatique s’installent à Jaffa. Le Rav Abraham Isaac Kook, arrivé en 1904, y devient le grand rabbin et joue un rôle clé dans le développement spirituel de la ville. Il fonde la yeshiva Mercaz Harav, institution majeure du sionisme religieux. D’autres leaders comme Haim Amzlag ou Menachem Sheinkin s’y installent et participent à la consolidation du Yishouv émergent. Jaffa aujourd'hui Aujourd’hui, Jaffa est un quartier vibrant de Tel Aviv, mêlant histoire antique et vie urbaine moderne. Son vieux centre, avec ses ruelles sinueuses, ses galeries d’art et ses bâtiments historiques, attire de nombreux visiteurs. Mais son importance dépasse largement le tourisme : Jaffa reste un carrefour culturel et social majeur de la société israélienne. Les efforts pour préserver son patrimoine tout en l’intégrant à la modernité témoignent de sa vitalité persistante. La communauté arabe de Jaffa possède une histoire ancienne, remontant à la période islamique primitive. Sous les Ottomans, la ville était à majorité arabe, et elle demeure aujourd’hui un centre important de la culture arabe en Israël. Les habitants arabes ont largement contribué à l’identité culturelle de Jaffa : architecture, gastronomie et vie communautaire en portent l’empreinte. Des initiatives de coexistence et de dialogue sont activement menées pour renforcer les liens entre Juifs et Arabes dans la ville. Conclusion Par sa richesse historique et son cadre enchanteur, Jaffa occupe une place unique à travers les âges. Depuis ses références bibliques jusqu’à son intégration dans l’État d’Israël moderne, elle demeure un lieu de mémoire et de diversité. Préserver ce patrimoine tout en accueillant la modernité permet à Jaffa de rester un élément vivant et emblématique du paysage israélien. Article écrit par Jordan Kastrinsky ( @jnkast ) Managing Partner -   Global Upscale Specialist du monde arabe - Arab Anthropology Frise chronologique de l’histoire de Jaffa Époque biblique : Jaffa citée dans les récits de Jonas et du roi Salomon. VIIIe siècle av. J.-C. : Conquête assyrienne de Jaffa. VIe siècle av. J.-C. : Reconstruction sous l’Empire perse. Périodes hellénistique et romaine : Jaffa conserve son importance comme port. 636 : Conquête arabe, début de la période islamique. 1515 : Jaffa passe sous domination ottomane. 1799 : Siège de Jaffa par Napoléon. 1807 : Muhammad Abu-Nabbut devient gouverneur. 1838 : Fondation de l’école Talmud Torah sépharade. 1865 : Construction du phare de Jaffa. Fin XIXe - début XXe siècle : Augmentation de l’immigration juive, essor culturel. 1948 : Intégration à l’État d’Israël naissant. 1950 : Fusion de Jaffa et Tel Aviv. Époque moderne : Développement en tant que quartier dynamique de Tel Aviv, efforts de préservation et de coexistence.

  • Berl Katznelson

    1887 - 1944. Berl Katznelson fut l’un des penseurs fondateurs du sionisme socialiste, un acteur clé dans la création de l’État d’Israël moderne, et le rédacteur en chef du journal Davar . Source: National Photo Collection of Israel. Né en Biélorussie, Katznelson s’engagea très tôt dans les activités sionistes socialistes. Il enseigna la littérature hébraïque et l’histoire juive dans sa ville natale. En 1909, il fit son Alyah, s’installa d’abord à Ahuzat Bayit (futur Tel-Aviv), puis à Petah Tikva. Travaillant dans l’agriculture, il fut rapidement frappé par la pauvreté des ouvriers, ce qui le poussa à organiser leur regroupement en fédérations. En 1916, face aux pénuries de la Première Guerre mondiale, il fonda la coopérative de consommation Hamashbir pour fournir des produits alimentaires à prix abordables aux communautés juives. En 1918, alors que l’armée britannique atteignait le sud du pays, Katznelson rejoignit la Légion juive. En 1919, il rédigea le programme du parti ouvrier Akhdut Ha’Avoda (Unité travaillist), prônant une société basée sur le travail. Il fut l’un de ses principaux dirigeants et joua un rôle crucial dans la création de la Banque Hapoalim, un pilier du développement du parti Mapai. Durant cette période, le mouvement ouvrier devint une force centrale du Yishouv. Katznelson lança alors l’hebdomadaire du parti, "Contras". Avec le temps, il acquit une autorité morale au sein du mouvement ouvrier. Il s'efforçait d'atteindre un consensus et, contrairement à la vision classique de la guerre des classes fondée sur la lutte des classes, il affirmait que l'établissement d'un foyer national juif nécessitait une unité entre les classes et entre toutes les parties de la colonie, plutôt que le conflit. En tant que membre actif d’Ahdout Ha’Avoda, il voyagea à l’étranger pour lever des fonds. Il représenta également le parti dans plusieurs congrès sionistes. En 1927, il participa au 15e Congrès sioniste à Bâle au sein de la délégation d’Ahdout Ha’Avoda. À son retour, il affirma que les ouvriers devaient "conquérir le mouvement sioniste". Cela nécessitait une fusion avec le parti Hapoel Hatzair. Il rédigea la plateforme d’union en 1928. En 1929, cette fusion fut approuvée, donnant naissance, en 1930, au Parti des Travailleurs d’Eretz Israël (Mapaï), réunissant près de 80 % des travailleurs du pays. Ce nouveau parti domina la vie politique israélienne jusqu’aux années 1970. Katznelson fut également l’un des fondateurs de la Histadrout (1920), de la caisse de santé Clalit et de l’entreprise de construction Solel Boneh. Il accorda aussi une grande importance à l’éducation des jeunes. En 1925, il fonda le journal Davar , premier quotidien des travailleurs du pays, dont il fut le rédacteur en chef. Le journal est encore actif ajourd'hui. En 1930, dans un discours en hommage à Theodor Herzl, Katznelson exposa sa vision sioniste face au nationalisme arabe. Il affirma que si les Arabes avaient des droits sur la terre, cela ne leur donnait pas le droit d’empêcher les Juifs d’y transformer la réalité. Il proposait une solution fondée sur l’immigration juive, l’achat de terres et la colonisation, tout en reconnaissant le droit à un développement autonome pour chaque peuple dans des entités politiques distinctes. En 1930, il prononça un discours à la mémoire de Théodore Herzl. Dans ce discours, il présenta sa propre vision sioniste, face à l'opposition du nationalisme arabe à l'initiative sioniste. Il affirma que les Arabes avaient des droits en Terre d'Israël, mais qu'ils n'avaient pas le droit d'empêcher les Juifs de changer la réalité. Il était possible de changer la situation majoritaire des Arabes dans le pays, par l'immigration, l'acquisition de terres et la colonisation. Ces trois éléments constituent les piliers de l'entreprise sioniste et la réponse au problème arabe. Les deux populations de la Terre d'Israël ont droit à un développement indépendant et séparé, sans se limiter mutuellement. Chacune doit bénéficier d'une pleine autonomie, au sein d'organes politiques distincts. Après la publication du troisième Livre blanc britannique en 1939, qui limitait l’immigration juive à 75 000 personnes, Ben Gourion organisa l’opposition du Yishouv. L’immigration clandestine se développa via le Mossad Aliyah Beth (Institut de l'alya cachée / alternative). Alors qu’une vague de terrorisme juif naissait en réaction, Katznelson fut l’un des seuls leaders du mouvement ouvrier à signer en juin 1939 l’"Appel contre le terrorisme intérieur". En juillet, il prit la parole devant des jeunes pour défendre la "pureté de notre lutte". En août, lors du 21e Congrès sioniste à Genève, son discours en yiddish en faveur de l’immigration illégale fut ovationné. Après la mort de Menahem Ussishkin en 1941, Katznelson devint une figure centrale du KKL (Fonds national juif) et en fut co-président entre 1942 et 1944. Il dirigea également l’Université hébraïque de Jérusalem. Il fut l’un des premiers à critiquer la révolution soviétique et l’un des rares dans son camp à valoriser la tradition juive. Pour lui, une révolution authentique devait préserver l’héritage spirituel du peuple juif, en triant ce qui pouvait être conservé. Il étudiait parfois la Guemara, ne respectait pas les lois de la cacherout mais refusait de manger du porc en mémoire des martyrs juifs. Il prônait la tolérance religieuse : il exigeait que les cuisines ouvrières soient cachères afin d’inclure les religieux à la Histadrout, et il défendait l’observation du Shabbat dans les kibboutzim, malgré l’opposition de certains de ses partisans. Sources: https://he.wikipedia.org/wiki/ברל_כצנלסון https://israeled.org/berl-katznelson-dies/

  • D'Ahuzat Bait à Tel Aviv : une histoire de coquillages

    Au cours du XIXe siècle, la ville de Jaffa fut une des principales porte d'entrée vers la Terre d'Israël pour les Juifs du monde entier revenant sur la terre de leurs ancêtres. À partir des années 1880, de nouveaux quartiers commencèrent à se développer en périphérie de Jaffa, parmi lesquels Neve Tzedek, Neve Shalom, Ohel Moshe et Kerem Hataimanim. Le véritable tournant qui mena à la naissance de Tel Aviv eut lieu en 1909, avec la création du quartier d'Ahuzat Bait. Le 11 avril de cette année, 66 familles juives se réunirent sur une dune de sable déserte et procédèrent au tirage au sort des terrains à l'aide de coquillages. Cet événement est considéré comme l'acte fondateur officiel de Tel Aviv. L'initiative fut orchestrée par Akiva Aryeh Weiss, architecte et urbaniste, qui organisa le tirage. Comme il le souligna lui-même : " Il était impossible pour quiconque de préparer des objections à l'avance, si bien que le tirage démarra sous de bons auspices. "*. Les 66 familles, membres de l'association de construction de maisons "Ahuzat Bayit", tirent au sort les 60 parcelles à bâtir sur le terrain acquis par l'association. Photo d'Avraham Soskin, avril 1909. Au total, 66 familles membres de l'association de construction "Ahuzat Bait" participèrent au tirage de 60 parcelles de terrain sur le site acquis par l'association. En un an, les rues Herzl, Ahad Ha’am, Yehuda Halevi, Lilienblum et Rothschild furent construites ; un système d’eau fut installé et 66 maisons furent achevées. Meir Dizengoff et sa femme Zina furent parmi les premières familles à s’établir à Ahuzat Bait. En 1910, le premier commerce vit le jour : un petit kiosque, encore visible aujourd'hui à son emplacement d'origine. La même année, le quartier fut rebaptisé "Tel Aviv", d’après la traduction en hébreu que Nahum Sokolov proposa du livre d'Herzl "Altneuland" ("La Vieille Nouvelle Terre"). Sokolov cherchait un titre hébraïque évocateur pour le roman, et trouva dans "Tel Aviv" ("la Colline du Printemps") un nom symbolisant à la fois renouveau et enracinement historique. Les habitants d'Ahuzat Bait adoptèrent ce nom, qu'ils estimaient refléter parfaitement leur ambition de créer une ville juive moderne, inspirée des grandes villes européennes, tout en s'inscrivant dans la continuité historique du peuple juif Menachem Sheinkin, qui proposa le nom, le justifia ainsi : " Avec ce nom, notre guide Herzl exprimait l'espoir en notre avenir sur la Terre d'Israël. 'Tel Aviv' a une consonance locale, arabe, et tous les habitants du pays s'y habitueront rapidement." Cette volonté d'allier tradition et modernité, tout en s'intégrant dans la région sans renier ses racines européennes, est l'un des fils conducteurs de l'histoire de la fondation de Tel Aviv. Le premier bâtiment érigé fut le Gymnase Herzliya, construit en 1909 à l'extrémité nord de la rue Herzl, première artère de la ville. Ce bâtiment emblématique fut détruit en 1959 pour laisser place à l'actuelle tour Shalom Meir. Dans les années 1920 et 1930, de nombreux immigrants issus de la classe moyenne s'installèrent dans la ville, recréant leur mode de vie européen : cafés, pâtisseries, promenades en bord de mer et séances de cinéma. Ainsi naquit le style de vie "Tel Avivi", marqué par la culture des loisirs et des cafés. Au début du XXe siècle, la ville en expansion absorba progressivement les anciens quartiers, comme celui de Nahalat Binyamin en 1913. En 1934, sous mandat britannique, Tel Aviv obtint le statut de municipalité indépendante, distincte de Jaffa. Après la guerre d'Indépendance (1947-1949), la ville annexa des parties de Jaffa. En 1950, elle prit officiellement le nom de Tel Aviv-Yafo. Sur ce lien , vous pouvez voir la construction de Tel-Aviv (à partir de 08:00) au début du XXe siècle. Sur ce lien et celui-ci , vous trouverez des témoignages des premiers habitants d'Ahuzat Bait et des débuts de Tel-Aviv. Voici notre carte spéciale de Tel-Aviv, avec l'explication des noms de rues. Bâtiment du gymnase d'Herzliya, vue depuis la rue Herzl, 1912. Source: http://www.zionistarchives.org.il/ La promenade Herbert Samuel à la fin des années 30. Source: http://www.zionistarchives.org.il/ La rue Herzl et le bâtiment du gymnase Herzliya. Source: http://www.zionistarchives.org.il/ Le même kiosque vu du point de vue de Google Maps. Sources: https://en.wikipedia.org/wiki/Tel_Aviv#/media/File:PikiWiki_Israel_49257_Nachlat_Binyamin_.jpg https://www.jewishvirtuallibrary.org/tel-aviv-from-spring-hill-to-independence https://www.touristisrael.com/jaffa-yafo-tel-aviv/360/ *Tel Aviv-Yafo City Museum Photos : http://www.zionistarchives.org.il/en/datelist/Pages/achuzat-bayit.aspx / http://www.zionistarchives.org.il/Pages/TalilaBiset.aspx /

  • Léon Pinsker

    Jeunesse et Éducation de Leon Pinsker Leon Pinsker. Source: https://lcdl.library.cofc.edu/lcdl/catalog/lcdl:65189 Léon Pinsker (1821 - 1891), né en Pologne, fut une figure marquante du judaïsme au XIXᵉ siècle : pionnier du sionisme, médecin et écrivain. Il acheva ses études de médecine à l’Université de Moscou et, en 1849, fut nommé médecin-chef à l’hôpital d’Odessa. À cette époque, Pinsker croyait que les Juifs de Russie finiraient par obtenir l’émancipation, à l’image des mouvements en faveur de l’égalité qui se développaient en Europe occidentale. Il pensait initialement que l’antisémitisme pourrait être surmonté grâce à l’émancipation, c’est-à-dire en accordant aux Juifs des droits égaux et en favorisant leur assimilation, dans l’esprit de l’égalité acquise par les Juifs en Allemagne. En 1860, Pinsker commença à publier des articles anonymes dans la presse juive russe. Il y encourageait les Juifs de Russie à considérer ce pays comme leur patrie tout en préservant leur identité juive. Il prônait l’éducation laïque pour les Juifs et soutenait la traduction de textes hébraïques, comme la Bible, en russe. Le Changement : De l'Assimilation à l'Auto-Émancipation Cependant, les pogroms d’Odessa, en 1871 puis en 1881, ignorés par le gouvernement et attisés par la presse, ébranlèrent profondément ses convictions. Il abandonna alors ses positions assimilationnistes pour adopter une approche plus conservatrice. En 1882, Pinsker publia son célèbre pamphlet "Auto-Émancipation", rédigé anonymement en allemand. Il y exhortait le peuple juif à poursuivre son indépendance et à développer une conscience nationale. Cet ouvrage reste son œuvre la plus connue. S’appuyant sur cette idée, Pinsker affirma que la solution au problème juif ne viendrait pas de l’extérieur, mais des Juifs eux-mêmes. Ce dont ils avaient besoin, disait-il, ce n’était pas l’émancipation offerte par d’autres, mais l’auto-émancipation ! Selon lui, la seule réponse à l’antisémitisme était territoriale : les Juifs devaient se regrouper dans un pays où ils seraient protégés et libres. Pinsker proposa la création d’une patrie nationale juive, dont l’emplacement serait décidé par une assemblée juive : en Terre d’Israël, aux États-Unis ou ailleurs. Pour son livret, il choisit comme devise les mots de Hillel Hazaken (Hillel le Sage / l'Ancien) tirés des Pirkei Avot : "Si je ne suis pas pour moi, qui le sera pour moi ?" Ce texte devint l’un des fondements idéologiques du sionisme. Pinsker rejoignit l’association Hovevei Zion, qui œuvrait pour la création de colonies juives en Terre d’Israël. En 1884, il figura parmi les initiateurs de la Conférence de Katowice, où fut fondé le mouvement Hovevei Zion dans le but de fédérer les activités de dizaines d’associations sionistes. Il fut choisi pour diriger ce mouvement. Léon Pinsker mourut en 1891, à l’âge de 70 ans, soit six ans avant la tenue du premier Congrès sioniste. En 1934, ses restes furent transférés en Israël. Sources: https://www.jewishvirtuallibrary.org/judah-leib-quot-leon-quot-pinsker https://en.wikipedia.org/wiki/Leon_Pinsker https://www.instagram.com/p/DCd_AbTgT0g/?fbclid=IwY2xjawGu9zhleHRuA2FlbQIxMAABHY-p525BBSiv3UElStXFdEOaL-q8POvxMDdHSpOd-xWTBEY6Q0iHMeYmGA_aem_7wOFxLrjXP_F4V4SOtFO6w https://www.nli.org.il/he/discover/israel/figures/yehuda-pinsker

  • Le Projet Ouganda

    Le Projet Ouganda fut une proposition formulée par Theodor Herzl, fondateur du mouvement sioniste moderne, lors du Sixième Congrès sioniste mondial qui se tint à Bâle en 1903. Uasin Gishu, dans le Kenya d'aujourd'hui En 1903, Joseph Chamberlain, alors secrétaire aux Colonies britanniques, proposa à Theodor Herzl une concession de 13 000 kilomètres carrés dans la région d’Uasin Gishu, située dans l’actuel Kenya, pour y accueillir temporairement des Juifs persécutés en Russie. Le choix de ces terres s’expliquait par leur isolement et leur climat jugé favorable. Herzl présenta cette proposition, connue sous le nom de Projet Ouganda, au Sixième Congrès sioniste. La proposition provoqua une vive controverse au sein du Congrès et faillit diviser le mouvement sioniste, bien qu’Herzl ait insisté sur le fait qu’elle ne remettait pas en cause l’objectif ultime d’établir une présence juive en Terre d’Israël. La décision de créer une commission d’enquête chargée d’étudier l’offre fut approuvée par le Congrès, mais elle provoqua une scission interne. Les autorités britanniques finirent toutefois par retirer leur proposition de terres. Herzl parvint à éviter la rupture du mouvement et déclara, lors de la séance de clôture du Congrès, en hébreu : "Im eshkachech, Yerushalayim, tishkach yemini" - "Si je t’oublie, Jérusalem, que ma main droite m’oublie" (Psaumes 137:5-6). Theodor Herzl mourut en 1904 d’une crise cardiaque, sans avoir vécu le rejet définitif du Projet Ouganda, entériné lors du Septième Congrès sioniste en 1905. Sources: https://www.jewishvirtuallibrary.org/the-uganda-proposal-1903 https://en.wikipedia.org/wiki/Uganda_Scheme

  • Journée du Souvenir de Yitzhak Rabin

    Un soldat pour la paix : En mémoire du dernier discours d'Yitzhak Rabin La Journée du Souvenir consacrée à l’assassinat du Premier ministre Yitzhak Rabin est une journée nationale commémorée chaque année le 12 Heshvan dans le calendrier hébraïque. Yitzhak Rabin fut chef d’état-major de Tsahal durant la guerre des Six Jours. Il occupa également les fonctions de ministre de la Défense et de Premier ministre d’Israël. En 1994, il reçut le Prix Nobel de la Paix. Le samedi soir 4 novembre 1995, peu après la fin du Shabbat, Yitzhak Rabin fut assassiné à l’issue d’un rassemblement en faveur des Accords d’Oslo (1993/1995). L’événement se déroula sur la place des Rois d’Israël à Tel-Aviv, aujourd’hui renommée place Rabin. Yitzhak Rabin fut tué par un extrémiste juif, Yigal Amir, lors d’un acte tragique qui bouleversa profondément la société israélienne. Des milliers de personnes, tous courants politiques confondus, descendirent dans les rues et allumèrent des bougies en sa mémoire. Dans les jours et mois qui suivirent, la société israélienne réclama l’instauration d’une commémoration annuelle de cet assassinat. Ses funérailles eurent lieu le 6 novembre sur le mont Herzl à Jérusalem, en présence de dirigeants venus du monde entier (États-Unis, Égypte, Jordanie, Australie, etc.). Yom Hazikaron leYitshak Rabin: A National Day of Remembrance Deux ans plus tard, en 1997, la Knesset adopta une loi officialisant la commémoration de l’assassinat de Yitzhak Rabin. La Journée du Souvenir est marquée par des cérémonies d’État sur le mont Herzl, sur la place Rabin et dans tout Israël. Les drapeaux sont mis en berne dans toutes les institutions publiques. Dans cette vidéo YouTube, on peut voir l’annonce officielle de la mort de Yitzhak Rabin, diffusée une heure et demie après les tirs, ainsi que l’atmosphère dans les rues à ce moment précis. Vous trouverez ici une autre annonce retransmise en direct à la télévision. L’assassinat de Rabin eut un impact profond sur la société israélienne, bouleversant notamment son paysage politique. Ses conséquences se font encore sentir aujourd’hui. "La violence sape les fondements de la démocratie israélienne. Elle doit être condamnée et isolée. Ce n’est pas la voie de l’État d’Israël." - Extrait du dernier discours de Yitzhak Rabin, le 4 novembre 1995 Plus tard, sa petite-fille déclara : "Il n’a jamais su que c’était l’un des siens qui l’avait abattu dans le dos."* La Chanson de la Paix (en hébreu "Shir LaShalom", composée par Yair Rosenblum) fut retrouvée dans sa poche après sa mort. Sources: Wikipedia https://www.knesset.gov.il/rabin/heb/speech/rivlin99.htm https://www.jewishvirtuallibrary.org/pm-rabin-remarks-at-tel-aviv-peace-rally *https://www.theguardian.com/world/2020/oct/31/assassination-yitzhak-rabin-never-knew-his-people-shot-him-in-back Discours complet en anglais sur ce lien https://www.jewishvirtuallibrary.org/pm-rabin-remarks-at-tel-aviv-peace-rally

  • David Florentine

    Jeunesse, journalisme et militantisme sioniste en Grèce David Florentine. Source: Wikipedia. David Florentine (1874 - 1941) était un journaliste juif et l’un des pionniers du mouvement sioniste à Thessalonique. Il fut le premier représentant juif de Grèce à participer au Congrès sioniste mondial, lors du 11ᵉ Congrès tenu en 1913 à Vienne. Issus d’une famille de rabbins installée à Thessalonique, ses ancêtres avaient quitté l’Espagne au début du XVIIᵉ siècle pour s’installer en Grèce en passant par Florence, en Italie, d’où provient l’origine du nom de famille Florentine. Enfant, David Florentine était destiné à une brillante carrière rabbinique. Cependant, il choisit de s’éloigner de la voie religieuse pour devenir journaliste. S’il abandonna la fonction religieuse, il demeura attaché au judaïsme. Dans la vingtaine, il dirigea trois revues favorables au sionisme, et dénonça l’assimilation. À l’époque, Thessalonique et sa communauté juive se trouvaient sous domination ottomane. Le sultan accordait aux Juifs certains droits spécifiques, mais interdisait toute activité liée à la création d’un État juif. Malgré ces restrictions, David Florentine poursuivit clandestinement la publication d’articles consacrés à l’action sioniste dans ses journaux. Florentin joua un rôle actif dans la création d’associations sionistes, telles que l’"Association Bnei Zion", chargée de collecter des fonds, et l’association "Kadima", impliquée dans diverses initiatives sionistes, ainsi que dans l’enseignement et la promotion de la langue hébraïque. Il assista au 11ᵉ Congrès sioniste (1913), fut membre du Grand Comité exécutif de l’Organisation sioniste et occupa le poste de secrétaire du Département oriental de cette même organisation à Londres. Pendant de nombreuses années, il figura parmi les dirigeants de la Fédération sioniste grecque. Parallèlement à ses activités journalistiques et publiques, Florentine était un traducteur reconnu de plusieurs langues européennes et adapta en ladino certaines œuvres majeures de la littérature mondiale. Immigration en Israël et héritage En 1933, David Florentine fit son aliyah en Israël avec sa famille et s’établit à Tel-Aviv. Son engagement public se poursuivit sans relâche. À son initiative, en 1937, quatorze jeunes hommes originaires de Thessalonique et de Kastoria, en Grèce, immigrèrent et fondèrent la localité de Tzur Moshe, près de Netanya. Par ailleurs, il fut président de l’organisation des immigrants grecs. David Florentine s’éteignit en 1941, à l’âge de 67 ans. Une rue de Tel-Aviv porte son nom. Quant au quartier Florentine, il tire son nom de Solomon Florentine, sans lien de parenté avec David Florentine. Sources: https://he.wikipedia.org/wiki/דוד_פלורנטין http://www.zur-moshe.co.il/gallery/1/%D7%93%D7%95%D7%93-%D7%A4%D7%9C%D7%95%D7%A8%D7%A0%D7%98%D7%99%D7%9F.aspx

  • Salomon Florentine

    Débuts et immigration de Florentine en Israël Solomon Florentine. Source: Wikipedia, domaine public. Shlomo (Salomon) Yaakov Florentine (1864 - 1946) était un entrepreneur et homme d’affaires d’origine grècque (de Thessalonique), fondateur du quartier Florentine à Tel Aviv dans les années 1930. Il naît à Thessalonique dans une famille aisée, dont les origines remontent à Florence, d’où est issu le nom de famille. Il fit fortune dans les secteurs de l’assurance et du tabac. Au fil des années, il acquit une position influente au sein de la communauté juive de Thessalonique et tissa des liens étroits avec les autorités grecques. Alors qu’il résidait encore en Grèce, il acheta des terrains en Terre d’Israël. En 1924, il immigra en Terre d’Israël et, avec d’autres commerçants de Théssalonique, acquit des terres dans la région qui deviendra plus tard le quartier de Kiryat Shaul, au nord de Tel Aviv. Ils y construisirent une tour d’eau et tentèrent d’y établir une colonie agricole. La fondation du quartier Florentine En 1929, il lança, en collaboration avec David Abarbanel, la construction d’un nouveau quartier au nord de Jaffa : le quartier Florentine. Les logements y furent vendus à des prix relativement abordables, principalement à des Juifs sans ressources, majoritairement issus de la communauté sépharade de Jaffa. Bien que rattaché initialement à Jaffa, le quartier fonctionnait en partie selon les institutions de Tel Aviv, notamment pour l’éducation des enfants. En 1936, à la suite de la Grande Révolte arabe, un conflit éclate entre les habitants du quartier et la municipalité de Jaffa. Les résidents entamèrent alors une révolte fiscale et mirent en place un comité local chargé d’assurer les services de propreté et d’aide sociale. Le quartier fut annexé à Tel Aviv en décembre 1948. Shlomo Florentine décède à Tel Aviv en 1946, laissant derrière lui trois filles et un fils. Il n’avait aucun lien de parenté avec David Florentine. Sources: https://he.wikipedia.org/wiki/שלמה_פלורנטין https://en.wikipedia.org/wiki/Jaffa#

  • Ministre Montefiore (chanson)

    La chanson intitulée "HaSar Montefiore" est sortie en 1971 et figure sur l’album Ani Yerushalmi  ("Je suis de Jérusalem") de Yoram Gaon. Elle retrace l’histoire de  Moïse Montefiore , qui déclare à Dieu qu’il ne veut pas mourir, car il est encore trop occupé à venir en aide aux communautés juives à travers le monde (en Russie, à Damas, à Jérusalem). La chanson débute lorsqu’il a 80 ans et s’achève à sa mort, à l’âge de 100 ans, sur un baiser d’ange et une pierre de Jérusalem placée sous sa tête. Chaque fois qu’il échappe à la mort, les Juifs se réjouissent et s’écrient : "Kol Hakavod La-Sar" (ce qui signifie en hébreu "Bravo, Monsieur le Ministre"). Les Juifs du  Vieux Yichouv  l’appelaient HaSar Montefiore  ("le Ministre" ou "le Prince" Montefiore). La vidéo suivante présente la chanson en question accompagnée des paroles en hébreu.

  • Doda (groupe musical)

    Doda était un groupe de rock israélien éphémère, actif entre 1980 et 1981. Malgré sa courte existence, le groupe a laissé une empreinte durable sur la scène musicale israélienne, en grande partie grâce au talent et à la notoriété de ses fondateurs, Gidi Gov et Danny Sanderson. Avant de créer Doda, Gov et Sanderson étaient déjà des figures majeures du rock israélien. Ils faisaient notamment partie de deux groupes emblématiques : Kaveret, souvent considéré comme l’un des groupes les plus influents de l’histoire du rock en Israël, et Gazoz, connu pour son mélange d’humour et de pop-rock entraînante. Leur collaboration au sein de Doda a permis de réunir leur esprit créatif, leur sophistication musicale et leurs styles vocaux distinctifs. Doda n’a sorti qu’un seul album, intitulé « Doda », devenu depuis un album culte auprès des amateurs de musique israélienne. Cet album se distingue par des paroles ludiques, des jeux de mots ingénieux et des arrangements rock soignés, caractéristiques du style de composition de Sanderson et de l’interprétation expressive de Gov. Bien que le groupe se soit séparé peu après la sortie de cet album, celui-ci reste apprécié pour son originalité et son charme. L’une des chansons les plus célèbres du groupe est « Elef Kabaim » (« Mille pompiers »), un titre resté populaire au fil des années et connu de nombreux Israéliens. Son humour et sa mélodie mémorable illustrent parfaitement l’univers unique de Doda. Pour découvrir leur musique, plusieurs de leurs chansons sont disponibles sur notre playlist Spotify, et l’album complet peut également être écouté sur YouTube. La musique de Doda est également accessible aux apprenants en hébreu, car les paroles sont relativement claires et engageantes, offrant une manière agréable de se familiariser avec la langue et la culture israéliennes.

  • Histoire: "Beit Hakerem, Jérusalem, 1985"

    Une nouvelle de Nir Baram – A Short Story Project L'histoire Le texte relate les expériences de Joël avec la famille Sadovski, dans le quartier de Beit Hakerem à Jérusalem, durant les années 1980. Joël, qui a toujours admiré Morris Sadovski, un riche investisseur français, ainsi que son fils Amir, se retrouve impliqué malgré lui dans les dynamiques sociales complexes de la communauté locale. Le train de vie extravagant de Morris Sadovski et la générosité de sa famille les font rapidement remarquer, suscitant jalousies et critiques parmi les autres habitants. Cette situation conduit progressivement à l’ostracisme d’Amir au sein des cercles sociaux du quartier. Les tentatives des Sadovski de s’intégrer à la communauté se heurtent à la méfiance et à l’hostilité, alimentées par leur richesse et leurs supposées fautes morales. Joël, attaché à son amitié avec Amir, subit à son tour les conséquences de cette hostilité lorsqu’il se rapproche davantage des Sadovski. Cette tension atteint son paroxysme lorsque Joël est finalement exclu du groupe d’enfants après un incident controversé. L’histoire saisit le choc entre les anciennes valeurs socialistes et les nouveaux modes de vie bourgeois en Israël, mettant en lumière la difficulté de préserver son intégrité personnelle face à des normes sociales rigides. Pour lire l’histoire complète- en anglais, cliquez ici ! Pourquoi cette histoire mérite-t-elle d’être lue, et que nous apprend-elle sur Israël aujourd’hui ? Cette nouvelle mérite d’être lue car elle offre une plongée profonde dans la société israélienne contemporaine en explorant plusieurs thèmes essentiels : Lutte des classes et tensions sociales : Le contraste entre la riche famille Sadovski et la communauté de Beit Hakerem révèle les tensions entre prospérité et valeurs traditionnelles, reflétant les transformations socio-économiques vécues par Israël dans les années 1980. Conflit culturel et moral : L’opposition entre les valeurs socialistes de la communauté- façonnées par le mouvement kibboutzique, Hashomer Hatzair, les universités et des partis politiques comme le Mapai ou le Mapam - et la vision capitaliste des Sadovski met en lumière le bouleversement culturel induit par la mondialisation. Impact de la mondialisation : Le mode de vie occidental des Sadovski contraste avec le localisme de la communauté, illustrant la difficulté de marier influences globales et culture israélienne en pleine mutation. On y perçoit aussi un conflit générationnel entre de jeunes descendants de kibboutz cherchant à s’adapter à la modernité, et leurs aînés attachés aux enseignements traditionnels. Pressions éducatives et sociales : La relation de Joël avec ses camarades, et l’impact de ses interactions avec Mohamad, dévoilent la diversité des normes sociales au sein de la société israélienne, mettant en lumière les pressions exercées par les groupes sociaux sur les individus. À propos du Short Story Project Le Short Story Project  est une plateforme dédiée à la promotion de la lecture et de la littérature. Nous proposons une sélection de nouvelles venues du monde entier, sous forme écrite et audio. En phase avec la culture de l’instantanéité et la digitalisation actuelle, le site entend séduire un jeune public grâce à la littérature courte et offrir à tous une nouvelle façon de renouer avec la lecture. La collection s’étend des classiques aux œuvres les plus contemporaines ; chaque nouvelle est présentée dans sa langue d’origine et traduite de plus de 40 langues vers l’anglais.

  • Histoire: "Le nouvelliste qui n’obéit pas aux ordres de l’armée"

    Une nouvelle de Ziad Khadash – A Short Story Project L'histoire Cette nouvelle raconte l’histoire d’un écrivain arabe qui, en route vers Naplouse pour rencontrer une veuve et discuter de la possibilité de transformer son existence hors du commun en roman, se heurte à la dure réalité du conflit israélo-arabe. Au fil de son trajet, ponctué de nombreux check-points tenus par l’armée israélienne, il tente d’échapper à l’humiliation et à la violence des soldats en utilisant sa connaissance de l’écrivain israélien Etgar Keret. La nouvelle est courte, et pour en découvrir la fin, cliquez sur le lien ci-dessous ! Pour lire l’histoire complète- en anglais, cliquez ici ! Pourquoi cette histoire mérite-t-elle d’être lue, et que nous apprend-elle sur Israël aujourd’hui ? Cette nouvelle mérite d’être lue car elle offre une perspective brute et profondément humaine sur les difficultés quotidiennes des Arabes vivant dans les territoires disputés. À travers le vécu du narrateur, elle met en lumière le poids psychologique et physique d’une vie marquée par les check-points, le contrôle militaire et la menace de violence. L’utilisation d’Etgar Keret, auteur israélien, par un écrivain arabe pour tenter d’éviter la brutalité des soldats, crée un croisement singulier entre littérature, politique, culture et quotidien. Elle illustre à quel point les deux camps du conflit s’influencent mutuellement, et comment la culture peut être à la fois un refuge et un champ de bataille. À propos du Short Story Project Le Short Story Project  est une plateforme dédiée à la promotion de la lecture et de la littérature. Nous proposons une sélection de nouvelles venues du monde entier, sous forme écrite et audio. En phase avec la culture de l’instantanéité et la digitalisation actuelle, le site entend séduire un jeune public grâce à la littérature courte et offrir à tous une nouvelle façon de renouer avec la lecture. La collection s’étend des classiques aux œuvres les plus contemporaines ; chaque nouvelle est présentée dans sa langue d’origine et traduite de plus de 40 langues vers l’anglais.

Vous souhaitez discuter ?
Contactez-nous : nous sommes toujours ravis de créer de nouveaux partenariats !

  • LinkedIn
  • Facebook
  • Instagram

Contactez-nous

Conditions d'utilisation

My Old New Land ©​® 

2026

bottom of page