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  • David Wolffsohn

    1855 - 1914. David Wolffsohn, homme d'affaires juif originaire de Lituanie, fut l’un des premiers militants sionistes et le second président de l’Organisation sioniste mondiale. Source: Wikipedia. Domaine publique. Né en 1856 en Lituanie, il reçut une éducation juive traditionnelle. Dans sa vingtaine, il voyagea à travers l’Europe et occupa divers emplois. C’est à cette époque qu’il rencontra l’écrivain David Gordon, dont les idées sur le retour à Sion influencèrent profondément sa pensée. Au fil de ses voyages, Wolffsohn resta engagé dans les affaires juives. C’est toutefois à Cologne, en Allemagne, qu’il s’investit activement dans le mouvement sioniste. Installé dans cette ville en 1888, il y réussit en affaires tout en fondant, en 1893, l'Association de Cologne pour la promotion de l’agriculture et de l’artisanat en Palestine , affiliée au mouvement des Amants de Sion (Hovevei Zion). La publication de "Der Judenstaat" ("L'État des Juifs") par Theodor Herzl en 1896 fut un tournant pour lui. Wolffsohn se rendit à Vienne pour rencontrer Herzl, avec qui il noua une relation étroite. De retour à Cologne, il y créa le centre névralgique du sionisme allemand : l’« Association juive nationale », qui combinait les idéaux des Hovevei Zion et la vision politique de Herzl. En 1897, il fut élu trésorier de l’Organisation sioniste allemande. Aux côtés de Herzl, il entreprit un voyage à Istanbul et en Terre d’Israël, où ils rencontrèrent le Kaiser Guillaume II afin de discuter de la création d’un État juif. Leur amitié se renforça au cours de cette expédition, à tel point que Herzl donna au personnage principal de son roman "Altneuland" le prénom de David, en hommage à Wolffsohn. Ce personnage s’appelle David Litbeck. Wolffsohn joua également un rôle central dans la fondation de la Banque coloniale juive (Jewish Colonial Trust), première banque sioniste créée lors du deuxième Congrès sioniste, et enregistrée à Londres en mars 1899. Zalman David Levontin en devint le premier président. Des tensions apparurent toutefois entre Herzl et Wolffsohn, notamment à propos des interférences de Herzl dans la gestion bancaire malgré son absence de formation en la matière. Néanmoins, Wolffsohn lui resta fidèle, y compris lors de la controverse autour du projet de colonisation en Ouganda. À la mort de Herzl, en 1904, Wolffsohn prit la tête de l’Organisation sioniste mondiale. Il poursuivit les priorités politiques et diplomatiques de son prédécesseur. Mais en 1911, face à l’opposition des sionistes "pratiques", qui souhaitaient des actions concrètes en Palestine, même sans avancée diplomatique, il démissionna de ses fonctions de président. Il poursuivit toutefois son travail au sein de la Banque coloniale juive jusqu’à sa mort, à Hambourg, en 1914. En 1952, ses restes ainsi que ceux de son épouse Fanny furent transférés et inhumés en Israël. Sources: https://he.wikipedia.org/wiki/דוד_וולפסון https://www.jewishvirtuallibrary.org/david-wolffsohn

  • Yodfat, entre antiquité et modernité

    Introduction L’ancienne ville de Yodfat, située en Galilée occidentale, est célèbre pour son rôle dans la première guerre judéo-romaine (66–73 ap. J.-C.), où elle devint un symbole de résistance juive face à l’Empire romain. La création du Yodfat moderne en 1960, à proximité du site antique, témoigne d’un engagement à préserver cette mémoire. Cet article retrace l’importance historique de Yodfat et son évolution contemporaine. Historical Significance of Ancient Yodfat Fondée durant la période hellénistique (IVe–IIIe siècles av. J.-C.), Yodfat devint une localité juive sous les Hasmonéens (IIe siècle av. J.-C.). Son implantation sur une colline en faisait un site stratégique, notamment durant la première guerre judéo-romaine. En 66 ap. J.-C., le commandant juif Yossef ben Matityahou (plus tard connu sous le nom de Flavius Josèphe) fortifia Yodfat contre les Romains. En 67, les généraux romains Vespasien et son fils Titus assiégèrent la ville, utilisant des engins sophistiqués comme des béliers et des catapultes. Malgré leur infériorité numérique, les défenseurs résistèrent durant 47 jours. Lorsque les Romains réussirent à franchir les défenses, ils massacrèrent ou réduisirent en esclavage les habitants n’ayant pu fuir. Yossef ben Matityahou, caché avec un groupe d’hommes, assista à leur suicide collectif avant de se rendre. Il prédit alors à Vespasien qu’il deviendrait empereur — ce qui se réalisa en 69. Gracié, il devint citoyen romain et prit le nom de Flavius Josèphe. Installé à Rome, il rédigea "La Guerre des Juifs", récit détaillé du conflit. Ancient Yodfat Découvertes archéologiques Le site de Yodfat resta intact pendant des siècles, jusqu’aux années 1990, lorsque l’archéologue israélien Moti Aviam entreprit des fouilles. Elles mirent au jour fortifications, habitations et armes (pointes de flèches, pierres de catapulte), confirmant les récits de Flavius Josèphe. Fresco Unearthed at Yodfat Le Yodfat moderne En 1960, vingt-cinq anciens élèves de l’école Reali de Haïfa fondèrent le kibboutz Yodfat, inspirés par leur enseignant Yosef Schecter, qui leur transmit des valeurs d’agriculture biologique et de spiritualité. Aujourd’hui, Yodfat est devenu un moshav shitoufi (village coopératif) d’environ 1 100 habitants (soit 300 familles). L’agriculture y demeure essentielle : on y cultive des céréales, des avocats, et surtout des fleurs, notamment des bulbes de narcisses et d’anémones. Un troupeau d’une centaine de vaches paît sur le mont Atzmon, selon des pratiques durables respectueuses de l’environnement. L’école Waldorf Oded, fondée par des parents de la région, propose un enseignement alternatif de la maternelle jusqu’à la 8e année, accueillant des élèves de toute la région de Misgav. Le tourisme contribue aussi à l’économie locale. La Forêt des singes de Yodfat, refuge animalier où les bêtes évoluent librement, sensibilise à la nature. À proximité, le centre touristique Boacha Yodfat regroupe des boutiques de produits artisanaux : céramiques, fromages, textiles, pâtisseries… Boacha Yodfat L’héritage de l’ancienne Yodfat, symbole de résilience juive, perdure ainsi dans le moshav contemporain. Chronologie de Yodfat Période hellénistique (IVe–IIIe s. av. J.-C.) : Fondation d’un petit village. Période hasmonéenne (IIe s. av. J.-C.) : Développement d’une ville fortifiée juive. 66 ap. J.-C. : Début de la première guerre judéo-romaine. 67 ap. J.-C. : Siège et chute de Yodfat. 1960 : Fondation du Yodfat moderne près du site antique. Années 1990 : Fouilles archéologiques révélant les traces du siège. Article écrit par Ava Carmel Créatrice de musique, artiste et écrivaine Instagram: @avacarmel  Site: avacarmel.com

  • Haïm Nahman Bialik

    1873 - 1934. Source: National Photo Collection of Israel. Haïm Nahman Bialik fut un poète juif de langue hébraïque et yiddish, considéré comme l’un des pionniers de la poésie hébraïque moderne. Également reconnu pour ses essais et ses récits, il traduisit plusieurs œuvres majeures de la littérature européenne. Bien qu’il soit mort avant la création de l’État d’Israël, Bialik est aujourd’hui considéré comme le poète national israélien. Né à Radi, dans l’Empire russe, Bialik fut élevé à Jytomyr par son grand-père orthodoxe après le décès de son père. Il reçut une éducation juive traditionnelle, mais se passionna aussi pour la littérature européenne et le mouvement de la Haskala (les Lumières juives). A À 18 ans, il partit s’installer à Odessa, un centre majeur de la culture juive moderne dans le sud de l’Empire russe. Il y étudia les langues et littératures russes et allemandes, et s’engagea dans le mouvement Hovevei Tsion. Il développa une profonde admiration pour Ahad Ha’am, dont les idées influencèrent sa vision du sionisme. Sans ressources et isolé, Bialik gagna sa vie en enseignant l’hébreu. Sa première poésie, "El Hatsipor" ("À l’oiseau"), publiée en 1892, lui ouvrit les portes des cercles littéraires juifs d’Odessa. Écrite en prononciation ashkénaze, elle exprime un profond désir de Jérusalem. Cet article vous offrira un éclairage sur ce poème, et cette vidéo YouTube présente une interprétation musicale par Avishai Cohen. Il épousa Manya Averbuch et travailla comme comptable et enseignant en hébreu dans plusieurs villes avant de revenir à Odessa en 1900. Durant les deux décennies suivantes, sa periode dorée ,il enseigna tout en s’impliquant dans les cercles littéraires et sionistes. En 1901, son premier recueil de poésie fut publié à Varsovie et salué par la critique. Il fut alors surnommé "le poète de la renaissance nationale". En 1904, il s’installa brièvement à Varsovie pour devenir rédacteur littéraire de HaShiloah , un hebdomadaire fondé par Ahad Ha’am, fonction qu’il occupa durant six ans. Au début du XXe siècle, Bialik cofonda avec Ravnitzky, Simcha Ben Zion et Elhanan Levinsky une maison d’édition hébraïque : Moriah , spécialisée dans les classiques hébraïques et les manuels scolaires. Il traduisit en hébreu plusieurs œuvres européennes, dont Jules César de Shakespeare et Don Quichotte de Cervantès. Entre 1899 et 1915, il publia une vingtaine de poèmes en yiddish dans divers journaux de l’Empire russe. Il travailla aussi à l’édition du Sefer HaAggada (« Le Livre des Légendes »), une vaste anthologie de récits et proverbes issus du Talmud, saluée comme une œuvre majeure. Il édita également les poèmes d’Ibn Gabirol, entreprit un commentaire moderne de la Michna, et rédigea plusieurs gloses du Talmud. En 1919, à Odessa, il fonda la maison d’édition Dvir , appelée à devenir l’une des plus influentes du monde juif. Aujourd’hui installée en Israël, elle porte le nom de Kinneret Zmora-Bitan Dvir . En 1924, Bialik s’installa à Tel Aviv avec sa maison d’édition, où il concentra son action sur la vie culturelle et publique. Figure majeure de la littérature hébraïque, il devint président de l’Union des écrivains hébreux et fonda la société Oneg Shabbat pour promouvoir l’observance joyeuse du Shabbat (chants, étude de la Torah). Bien qu’il ne fût pas pratiquant, il considérait le respect collectif du Shabbat comme essentiel à la survie du peuple juif. À Tel Aviv, il fit construire une maison originale, de style méditerranéen, mais coûteuse à entretenir. Ironiquement, il n’aimait pas cette demeure, qu’il trouvait trop exigeante. Ce n’est qu’après sa mort que la maison devint un lieu de mémoire. Bialik mourut subitement d'une crise cardiaque à Vienne, le 4 juillet 1934. Son corps fut rapatrié et inhumé à Tel Aviv. Cette vidéo YouTube montre le cortège funèbre qui accompagna le poète, de sa maison – dans la rue portant désormais son nom – jusqu’à sa dernière demeure. Sources: https://en.wikipedia.org/wiki/Hayim_Nahman_Bialik https://eureka.org.il/item/17103/מי-היה-המשורר-חיים-נחמן-ביאליק

  • Moïse Montefiore

    Carrière et vie de Sir Moses Montefiore Moïse Montefiore (1784-1885), juif sépharade britannique né en Italie, fut financier, banquier, activiste sioniste et philanthrope. Il épousa Judith Cohen, belle-sœur de Nathan Mayer Rothschild (l’oncle d’Edmond James de Rothschild). Moïse Montefiore sur un billet de 10 livres israéliennes. Source : Banque d’Israël. Tout au long de sa vie, il s’engagea profondément en faveur de la condition des Juifs en Terre sainte. Il visita la Terre d'Israël à sept reprises au cours du XIXe siècle, s’efforçant d’améliorer les conditions de vie et les moyens de subsistance des habitants du Vieux Yichouv. Grâce à son soutien financier, une imprimerie fut acquise (1841), la première maison de tissage fut fondée (1854), l’autorisation fut obtenue pour reconstruire la synagogue Hurva à Jérusalem (1855), une école fut ouverte, et le premier quartier résidentiel construit en dehors des remparts de Jérusalem vit le jour : Mishkenot Sha'ananim (1860). Il y fit également ériger un moulin à farine pour favoriser l’autonomie économique. Le nom du quartier (signifiant habitations de tranquillité) est inspiré du Livre d'Isaïe (32:18) - "Mon peuple résidera dans une demeure paisible, dans des habitations sûres, dans des lieux de repos tranquilles"- et portait déjà une promesse d’espoir. Montefiore souhaitait que les Juifs du Vieux Yichouv vivent de leur travail et ne dépendent plus de la Halouka (un système d’aide financière provenant de la diaspora, redistribuée aux Juifs de la Terre d’Israël). Les Juifs du Vieux Yichouv l’appelaient “ha-Sar Montefiore” ("le Ministre" ou "le Prince" Montefiore). Un chant retraçant sa vie lui est d’ailleurs consacré, dont voici le lien vers l'article). Mishkenot Shaananim entre 1860 et 1870. Photo: domaine public. Héritage et Impact sur l'Histoire Juive Montefiore s’efforça de protéger les Juifs et de défendre leurs droits partout dans le monde (en Angleterre, en Syrie, au Maroc, en Turquie, en Russie) ainsi qu’en Terre d’Israël. Un exemple marquant de son action est son intervention dans l’affaire de Damas, en 1840. Dans cette affaire, il obtint la libération de Juifs emprisonnés à la suite d’accusations mensongères de meurtre d’un moine chrétien et de son serviteur musulman. Il s’assura par la suite que tous les Juifs vivant sous l’autorité du sultan ottoman étaient protégés contre de telles accusations. Il entretint une relation fusionnelle avec son épouse jusqu’à sa mort en 1862. Il s’éteignit en Angleterre à l’âge de 100 ans, sans laisser de descendance connue. Sources: https://en.wikipedia.org/wiki/Moses_Montefiore https://meyda.education.gov.il/files/Jerusalem_edu/2.pdf https://www.montefioreendowment.org.uk/sirmoses/about/

  • La loi norvégienne

    La Loi norvégienne régit les relations entre les membres du gouvernement et les députés de la Knesset. Inspirée d’un modèle en vigueur en Norvège, cette législation permet une gestion plus flexible des sièges parlementaires. Adoptée initialement le 30 juillet 2015 par 64 voix contre 51, puis élargie le 15 juin 2020, la loi autorise tout député nommé ministre ou vice-ministre à démissionner temporairement de la Knesset, tout en conservant son poste ministériel. Son siège est alors attribué au candidat suivant sur la liste du parti. En cas de démission ou de révocation de ses fonctions gouvernementales, le ministre retrouve automatiquement son siège à la Knesset, au détriment du député qui l’avait remplacé. La version étendue de 2020 offre davantage de souplesse : jusqu’à cinq membres d’un même parti occupant des postes ministériels peuvent ainsi quitter temporairement la Knesset. Le nombre exact de remplaçants autorisés dépend de la taille du groupe parlementaire et du nombre de ses membres n’ayant pas de fonctions exécutives. Cette mesure vise à renforcer le travail législatif en permettant aux partis de disposer de députés pleinement disponibles, sans priver les ministres de leur rôle exécutif. Source: https://m.knesset.gov.il/en/news/pressreleases/pages/press1662020q.aspx

  • Qu’est-ce que la Knesset ?

    Nom Le nom « Knesset » provient de l’ancienne Knesset HaGdola , la "Grande Assemblée" en hébreu, un regroupement de 120 scribes, sages et prophètes de la tradition juive. Cette assemblée, qui n’était pas élue, a existé pendant deux siècles, jusqu’à environ 200 avant notre ère, entre la fin de l’époque biblique et l’émergence du judaïsme rabbinique. Bien qu’il n’y ait aucun lien organisationnel entre l’ancienne et l’actuelle Knesset, toutes deux comptent 120 membres. La Knesset moderne, qui s’est réunie pour la première fois le 14 février 1949, succède à l’Assemblée des Représentants ( Asefat HaNivharim ) du mandat britannique en Palestine et remplace le Conseil d’État provisoire ( Moetzet HaMedina HaZmanit ) composé de 37 députés. Installée sur la colline de Givat Ram à Jérusalem, la Knesset a été financée par James Armand de Rothschild, fils d’Edmond de Rothschild. Rôle La Knesset est le parlement monocaméral d’Israël. Elle détient le pouvoir législatif suprême du pays et supervise l’ensemble du gouvernement, hormis les contre-pouvoirs exercés par la justice et les collectivités locales. Ses fonctions principales incluent : l’adoption des lois, l’élection du président et du Premier ministre (ce dernier étant formellement nommé par le président), la validation du gouvernement, le contrôle de l’action gouvernementale, l’élection du contrôleur de l’État. La Knesset peut également : destituer le président ou le contrôleur de l’État, lever l’immunité parlementaire d’un député, renverser le gouvernement par une motion de censure constructive, se dissoudre pour provoquer de nouvelles élections. Le Premier ministre peut également dissoudre la Knesset, mais celle-ci reste en fonction jusqu’à l’organisation de nouveaux scrutins. La Knesset peut adopter toute loi à la majorité simple (61 députés), même si elle entre en contradiction avec les Lois fondamentales d’Israël, sauf si celles-ci prévoient des conditions particulières de modification. Depuis 1950, dans son rôle d’Assemblée constituante, la Knesset peut créer ou modifier ces Lois fondamentales. La Knesset fonctionne selon la Loi fondamentale : La Knesset . Bien qu’Israël ne possède pas de constitution formelle, la Cour suprême a affirmé, depuis les années 1990, sa capacité à annuler certaines dispositions législatives jugées contraires aux Lois fondamentales, malgré l’absence de loi leur conférant explicitement ce pouvoir. Organisation Ci-dessous se trouvent les explications pour chaque numéro. Le président de la Knesset , ou l’un de ses adjoints, siège au centre de l’estrade pour diriger les séances plénières. À sa gauche se trouve le secrétaire général de la Knesset. À sa droite se dresse le pupitre destiné à l’orateur qui s’adresse à l’assemblée. Lorsque le sergent d’armes de la Knesset est présent, généralement lors des séances solennelles, il prend également place sur l’estrade. Derrière eux se dresse le drapeau israélien. La table centrale , en forme de fer à cheval, est réservée aux membres du gouvernement. Le Premier ministre y siège en tête, entouré des ministres. Chaque député dispose d’un siège attitré. Sur la table de chaque membre se trouvent un exemplaire du règlement intérieur de la Knesset, l’ordre du jour de la séance, des documents de travail pertinents, ainsi qu’un écran tactile pour le vote électronique. Les résultats s’affichent sur deux grands écrans situés de part et d’autre de la salle plénière. Sur le mur de gauche , un portrait de Theodor Herzl est gravé sur une plaque de zinc sombre. Petite anecdote : l’agencement des sièges dans l’hémicycle reprend la forme d’une ménorah à sept branches. Sources: https://m.knesset.gov.il/en/activity/pages/plenumhall.aspx https://en.wikipedia.org/wiki/Knesset

  • Le Plénum de la Knesset

    Le plénum de la Knesset constitue l’organe central et suprême du parlement israélien, composé de 120 députés. C’est dans cette enceinte que sont discutés les projets de loi, les motions à l’ordre du jour, les questions adressées aux ministres ainsi que les motions de censure à l’encontre du gouvernement. On y débat également de sujets variés tels que les événements politiques, la sécurité nationale, les questions sociales ou encore les enjeux économiques. Le Plénum de la Knesset. Source: Knesset. Les séances plénières se tiennent dans la salle du plénum. La présence de tous les députés n’est pas requise, sauf lorsque la loi l'exige. En règle générale, les décisions sont prises à la majorité simple. Toutes les interventions et les votes y sont enregistrés. Les séances plénières se déroulent généralement en hébreu, les lundis, mardis et mercredis. Toutefois, les députés ont également le droit de s’exprimer en arabe. Le Présidium de la Knesset, composé du président (ou président de séance) et de ses adjoints, établit l’ordre du jour parlementaire. Le président et ses suppléants sont élus à bulletins ouverts par les députés. En attendant cette élection, c’est le député le plus âgé – n’occupant pas de poste ministériel – qui assure la présidence par intérim. Le Présidium supervise les aspects organisationnels du travail parlementaire au quotidien. Une séance hebdomadaire est spécialement consacrée aux débats sur les motions présentées par les députés. Elle inclut également la lecture préliminaire des propositions de loi déposées par un ou plusieurs parlementaires. Les propositions de loi peuvent émaner du gouvernement, de députés ou de commissions parlementaires. Elles peuvent viser à instaurer de nouvelles lois, modifier ou abroger des textes existants. Chaque projet de loi suit un processus en quatre étapes : une lecture préliminaire suivie de trois lectures supplémentaires. Cependant, les propositions émanant du gouvernement ou des commissions passent directement à la première lecture, sans débat préliminaire. Entre chaque lecture, les projets sont examinés en commission, afin de préparer leur présentation devant le plénum. Une fois adoptée en troisième lecture, une proposition devient officiellement loi.

  • Comment fonctionne la Knesset?

    Source: en.idi.org.il La Knesset, le parlement de l’État d’Israël, compte 120 membres. Tout citoyen israélien âgé de plus de 21 ans peut se présenter aux élections législatives, à l’exception de certains cas : notamment les membres actifs des forces armées ou les personnes condamnées à plus de trois mois de prison. Voici un aperçu du processus de formation de la Knesset : Les éléctions : tous les quatre ans, les citoyens israéliens âgés de 18 ans et plus sont appelés aux urnes pour élire les membres de la Knesset. Le système électoral israélien repose sur la représentation proportionnelle nationale : il n'existe pas de circonscriptions locales, l’ensemble du pays constituant une seule et même circonscription. Les listes électorales des partis : les électeurs ne votent pas pour des candidats individuels, mais pour des listes proposées par les partis politiques. Chaque liste est composée de candidats classés par ordre de priorité. Répartition des sièges : le nombre de sièges qu’un parti obtient à la Knesset dépend du pourcentage de votes qu’il reçoit à l’échelle nationale. Un système de calcul complexe répartit les 120 sièges en fonction du nombre total de voix exprimées. Le seuil éléctoral : pour pouvoir entrer à la Knesset, un parti doit obtenir au minimum 3,25 % des suffrages exprimés. En dessous de ce seuil, aucun siège ne lui est attribué. La formation du gouvernement : à l’issue des élections, le Président de l’État désigne le député qu’il estime le plus apte à former un gouvernement. Cette personne dispose alors de 42 jours pour négocier une coalition réunissant au moins 61 députés (la majorité absolue à la Knesset). Si elle y parvient, cette coalition doit être approuvée par un vote à la majorité absolue. Le chef de cette coalition devient alors Premier ministre. Si le mandat initial échoue, le Président peut confier la mission de former un gouvernement à un second député, qui ne dispose que de 28 jours . En cas d’échec, le mandat retourne au Président, qui peut demander à la Knesset de trouver un autre candidat. Si aucun candidat n'est designé dans les délais impartis, de nouvelles élections sont automatiquement convoquées. Dans l’ensemble, la Knesset israélienne se forme par une combinaison d’élections démocratiques et de négociations politiques, un processus complexe qui implique souvent des coalitions entre partis. Sources: https://www.i24news.tv/en/news/israel/politics/1657654937-explainer-how-israel-s-parliament-the-knesset-works Wikipedia

  • David Frischmann

    1859 - 1922. Source: Wikipedia. David Frischmann fut une figure marquante du monde littéraire, écrivain, poète et traducteur, s’exprimant en hébreu et en yiddish. Il a également dirigé plusieurs revues hébraïques influentes et a laissé une œuvre riche et variée, mêlant fiction, poésie, essais, feuilletons, critiques littéraires et traductions. Né en Pologne, Frischmann reçoit une éducation privée qui combine études juives et générales. Très tôt, il révèle un talent littéraire remarquable. Il apprend le français et l’allemand, puis étudie la philosophie et l’histoire de l’art à l’Université de Breslau. À seulement 16 ans, il publie son premier article dans le journal Ha-Tsfira . Il continue à collaborer avec des revues majeures telles que Ha-Shahar , Ha-Melitz et Ha-Yom , avant de prendre la direction des publications Ha-Dor et Ha-Tekoufa . En 1883, il publie Tohu va-Vohu ("Chaos et Néant"), une critique virulente du journalisme hébraïque de son époque, visant notamment le journal Ha-Melitz . Installé à Varsovie au milieu des années 1880, il y rédige Otiyot Porhot ("Lettres volantes"), une série de longues nouvelles. En 1886, il devient rédacteur en chef du journal Ha-Yom à Saint-Pétersbourg, tout en travaillant parallèlement comme journaliste yiddish pour les journaux juifs varsoviens Hoys-Fraynd , Der Yud et Fraynd . Frischmann s’oppose fermement aux mouvements appelant au retour en Terre d’Israël. Il associe les Hovevei Tsion à un réveil messianique semblable à celui de l’époque de Shabtaï Tsvi au XVIIe siècle et rejette catégoriquement le sionisme politique de Herzl. Il visite pourtant la Terre d’Israël en 1911 et 1912 pour les journaux Ha-Tsfira et Haynt . Ses reportages, réunis dans le recueil "Dans la Terre d’Israël" (1913), dépeignent les paysages, les lieux saints et la renaissance de la langue hébraïque. Bien qu’il reste fidèle à l’hébreu classique, ces voyages le convainquent du potentiel de l’hébreu comme langue vivante. Lors du déclenchement de la Première Guerre mondiale, Frischmann est emprisonné à Berlin, puis déporté à Odessa par les autorités russes en 1915, alors que les troupes allemandes s’approchent. À Odessa, il traduit de nombreux auteurs européens, dont Pouchkine, Nietzsche, Oscar Wilde et Shakespeare. David Frischmann s’éteint en août 1922 à Berlin, où il est inhumé. Son héritage littéraire reste une contribution majeure à la culture hébraïque moderne. Sources: https://he.wikipedia.org/wiki/דוד_פרישמן https://www.ithl.org.il/page_13631 https://streetsofisrael.wordpress.com/2013/02/27/10-things-you-need-to-know-about-davidfrischmann/

  • Ofra Haza

    Ofra Haza : chanteuse israélienne emblématique au rayonnement international Ofra Haza (1957 - 2000) était une chanteuse israélienne et actrice de théâtre et de cinéma, d'origine yéménite. Véritable icône culturelle, elle demeure l'une des artistes israéliennes les plus célèbres, tant en Israël qu’à l’international. Entre 1980 et 1983, elle fut désignée quatre années consécutives « Chanteuse de l’année » en Israël, et remporta le même titre en Allemagne en 1988 et 1989. Son ascension se poursuivit en 1983, lorsqu’elle représenta Israël au Concours Eurovision de la chanson avec le titre « Hai » (« Je vis »), écrit par Ehud Manor (lien Youtube). Succès mondial, "Im Nin'alu" et héritage musical d’Ofra Haza En 1993, elle devint la première Israélienne à être nommée aux Grammy Awards, dans la catégorie « World Music Singer », grâce à son album Kirya, qui resta plusieurs semaines numéro un au classement des ventes du magazine Billboard. Son 13ᵉ album, Shaday, fut un immense succès commercial, avec plus de 1,5 million d’exemplaires vendus dans le monde. Dans la foulée, elle lança le tube « Im Nin'alu », vendu à près de 3 millions d'exemplaires. Ce morceau reprend un poème hébreu du rabbin yéménite du XVIIe siècle, Shalom Shabazi, interprété en hébreu et en anglais, avec un refrain exclusivement en hébreu. Elle a également interprété d’autres textes de Shabazi, notamment lors d’émissions télévisées, comme ce chant pour la cérémonie de la Havdala. Parmi ses plus grands titres, devenus des classiques de la chanson israélienne, on retrouve « Yad Beyad », « Hai », « Tefila », et bien d'autres, réunis dans notre playlist dédiée aux chansons israéliennes. En 1994, le Premier ministre Yitzhak Rabin l’invita à chanter lors de la cérémonie de remise du Prix Nobel de la paix à Oslo (vidéo Youtube), marquant ainsi la reconnaissance de son statut de symbole national et international de paix et d’unité. Elle participa ensuite à un projet musical d'envergure mondiale : les bandes originales du film d’animation Le Prince d'Égypte, qu’elle interpréta en pas moins de 18 langues.

  • Menachem Ussishkin

    Parcours et impact d'Ussishkin sur le mouvement sioniste Menachem Ussishkin. Source: Widener Library, Cambridge, Massachusetts. Menachem Ussishkin (1863-1941), figure majeure du mouvement sioniste, est né en Biélorussie. Dès 1878, il développe une passion pour la lecture des auteurs hébreux contemporains, ce qui alimente son engagement en faveur de la renaissance de la langue hébraïque – un principe qui deviendra central dans son action. Au fil de sa vie, Ussishkin : Dirige le mouvement Hovevei Zion à Moscou ; Participe activement aux Congrès sionistes ; S’oppose fermement au projet Ouganda ; Contribue à la fondation de diverses institutions sionistes (comme BILU) ; Devient président du Fonds national juif (KKL) de 1923 jusqu’à sa mort, période durant laquelle il orchestre d’importantes acquisitions de terres. En 1889, lorsque Ahad Ha-Am fonde la société Bnei Moshe, Ussishkin en devient l’un des membres actifs. Sous son influence, le Deuxième Congrès sioniste de 1898 adopte le principe d’une action culturelle et éducative, en Israël comme en diaspora, dans un esprit national. Il visite la Terre d’Israël pour la première fois en 1891. Il relate son voyage dans un livret rédigé en russe, plus tard traduit en hébreu, qui marque profondément ses lecteurs. Bien qu’il se méfie d’un sionisme uniquement politique, dénué d’ancrage culturel et de projets de peuplement, Ussishkin est bouleversé par la parution de "Der Judenstaat" ("L'Etat des Juifs" en français) de Theodor Herzl. Ses rencontres avec Herzl et Max Nordau à Paris et Vienne, peu avant le premier Congrès sioniste, le marquent profondément. Il y est nommé secrétaire en langue hébraïque. Son opposition à un sionisme purement politique l’empêche d’être élu chef du mouvement sioniste russe lors du premier Congrès. Toutefois, dès le second Congrès, il intègre le Conseil général sioniste, où il siégera jusqu’à sa mort. En 1919, Ussishkin quitte définitivement la Russie et s’installe à Jérusalem, dans le quartier de Rehavia, sur la rue qui porte aujourd’hui son nom. Entre 1919 et 1923, il accompagne les efforts difficiles du Yishouv naissant pour établir un foyer national. Il joue un rôle clé dans la création d’un réseau d’écoles hébraïques et dans la fondation de Kiryat Anavim, près de Jérusalem. En 1921, il se rend aux États-Unis aux côtés d’Albert Einstein pour soutenir la campagne de levée de fonds de Keren Hayesod. Toutefois, lors du 13e Congrès sioniste en 1923, sa nomination à la tête du Conseil général sioniste est bloquée en raison de ses désaccords avec la ligne modérée de Weizmann face au mandat britannique. Leadership d'Ussishkin au sein du KKL Il devient néanmoins président du Fonds national juif (KKL), poste qu’il occupe de 1923 à 1941. Il y consacre toute son énergie à l’acquisition de terres comme biens nationaux. Il voyage en Europe (1924) et au Canada (1927) pour lever des fonds. Grâce à ses efforts, le KKL acquiert de vastes terres dans les régions de la vallée d’Israël (1921), de l’Emek Hefer (1927), de la baie de Haïfa (1928), de Beït-Shéan (1930), et ailleurs. Sous sa direction, les possessions foncières du KKL passent de 22 000 à 561 000 dounams, et les revenus de l’organisation de 70 000 à 600 000 livres sterling. Durant plus de 60 ans, il n’existe pratiquement aucune initiative sioniste ou nationale juive à laquelle Ussishkin n’ait pas participé ou qu’il n’ait influencée de manière décisive. Sources: http://www.zionistarchives.org.il/en/AttheCZA/AdditionalArticles/Pages/UssishkinDavid.aspx https://israeled.org/menachem-ussishkin-1863-1941/ https://www.jewishvirtuallibrary.org/ussishkin-abraham-mena-x1e25-em-mendel

  • Theodor Herzl

    1860 - 1904. Benjamin Ze’ev Theodor Herzl est reconnu comme le fondateur du sionisme politique et de l’Organisation sioniste mondiale. Né à Budapest dans une famille juive laïque, il était l’aîné de trois enfants. Il fit des études de droit à l’université de Vienne, mais c’est en tant que journaliste qu’il bâtit sa carrière, en travaillant pour plusieurs journaux européens. Jeune homme, Herzl se montre indifférent à la question juive. Il croit alors que l’assimilation culturelle, notamment à la société allemande, est la clé de l’émancipation juive. Ce n’est qu’en 1894, alors qu’il est correspondant à Paris pour le journal viennois Neue Freie Presse , qu’un événement fait basculer ses convictions : l’Affaire Dreyfus*. Dans les rues de France, il est témoin de violents cris antisémites – « Mort aux Juifs ! » – qui le bouleversent profondément. Ce choc marque le point de départ de son engagement pour le sionisme politique. En 1896, Herzl publie Der Judenstaat ( L’État des Juifs ), ouvrage fondateur dans lequel il affirme que les Juifs doivent quitter l’Europe pour retrouver leur terre historique : la Palestine. Il présente la question juive comme un problème politique international nécessitant une solution politique sur la scène diplomatique mondiale. L'État des Juifs, Herzl. " L’idée de l’État juif a sans doute un pareil pouvoir. Dans la longue nuit de leur histoire, les Juifs n’ont cessé de rêver ce rêve royal : L’an prochain à Jérusalem ! Tel est notre vieux mot. Il s’agit maintenant de montrer que cet espoir peut se transformer en une splendide réalité. " L'État des Juifs, Introduction** Malgré les critiques, le livre suscite un vif intérêt et rallie de nombreux soutiens, notamment parmi les membres du mouvement Hovevei Zion. Il pose les bases d’un projet collectif : établir un État juif en Eretz Israël. Malgré le manque de soutien de certains Juifs fortunés et les négociations vaines avec l’Empire ottoman (qui contrôlait alors la Palestine), Herzl organisa le premier Congrès sioniste à Bâle (Suisse) en 1897. Cet événement historique réunit des dirigeants juifs venus du monde entier. Herzl y expose son programme, propose la création d’un fonds national juif pour acquérir des terres en Palestine et fonde l’Organisation sioniste mondiale. Ce congrès marque la naissance officielle du mouvement sioniste. Entre 1897 et 1904, Herzl dirige les six premiers congrès sionistes. Sous son impulsion, plusieurs outils institutionnels voient le jour : le Fonds national juif (aujourd’hui connu sous le nom de KKL – Keren Kayemet LeIsrael) et le journal Die Welt , organe de presse du mouvement. Dans les années 1896 à 1898, Herzl cherche à rallier les Juifs fortunés à sa cause et entame des négociations avec l’Empire ottoman, alors souverain en Palestine. Il propose de régler la dette extérieure de la Turquie en échange d’un droit d’installation pour les Juifs en Terre d’Israël. Mais en 1901, le sultan Abdülhamid II rejette sa proposition. En 1898, Herzl effectue son premier voyage en Palestine. Il rencontre l’empereur allemand Guillaume II à Mikvé Israël puis à Jérusalem. Si ces rencontres renforcent sa légitimité sur la scène internationale, elles n’aboutissent à aucun soutien concret. En 1903, après avoir été témoin du pogrom de Kichinev en Russie, il tente de négocier avec le gouvernement russe une aide à la relocalisation des Juifs vers la Palestine. Devant l’impasse, il se tourne vers la Grande-Bretagne, qui lui propose un territoire autonome en Ouganda. Lors du sixième Congrès sioniste en 1903, Herzl propose le "Plan Ouganda" comme refuge temporaire pour les Juifs persécutés d’Europe de l’Est. Cette idée suscite une vive controverse et est finalement rejetée au congrès suivant. Pour éviter une scission, Herzl rappelle symboliquement l’attachement au rêve sioniste par ces mots, tirés des Psaumes, chapitre 137 : "Si je t’oublie Jérusalem, que ma droite m’oublie". Malgré les nombreux échecs diplomatiques, Herzl poursuit inlassablement son combat pour faire avancer la cause sioniste. Il parvient à rallier des soutiens politiques majeurs. Mais le 3 juillet 1904, il meurt d’une crise cardiaque à l’âge de 44 ans, sans avoir vu le rejet officiel du plan Ouganda. Son mot d’ordre visionnaire reste célèbre : " Si vous le voulez , ce n'est pas un rêve . - "אם תרצו אין זו הגדה" Son influence perdure bien au-delà de sa mort. En 1948, l’État d’Israël est fondé, près d’un demi-siècle après la publication de "L’État des Juifs". Herzl est aujourd’hui considéré comme le père du sionisme politique moderne. Ses œuvres majeures, "Der Judenstaat" et "Altneuland" ("La Vieille Nouvelle Terre"), sont traduites dans de nombreuses langues. Pourtant, sa vie personnelle est marquée par la tragédie : ses trois enfants meurent prématurément dans des circonstances dramatiques, et son petit-fils Stephen se suicide en 1946. Il est enterré sur le mont Herzl, à Jérusalem. Vous pouvez écouter la chanson sur le parcours de Herzl pour fonder l'État juif en suivant ce lien . Elle a été écrite par Yair Rozenblum pour Tsahal. De nombreux autres sionistes influents y sont également mentionnés. * In 1894, the Jewish artillery officer Alfred Dreyfus was falsely convicted of spying for Germany. He was sentenced to life imprisonment, and due to the mobilization of the intellectual circle of France, he instead spent 9 years in prison. Sources: ** https://fr.wikisource.org/wiki/L’État_juif/Texte_entier https://he.wikipedia.org/wiki/בנימין_זאב_הרצל https://www.jewishvirtuallibrary.org/theodor-binyamin-ze-rsquo-ev-herzl https://www.jewishvirtuallibrary.org/quot-the-jewish-state-quot-theodor-herzl https://knesset.gov.il/vip/herzl/eng/Herz_Bio_eng.html http://www.zionistarchives.org.il/en/datelist/Pages/ZionistDelegation.aspx

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